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Histoires d'un tour du monde

Mon voyage en solo

Catégorie

Océanie

Mes aventures en Polynésie et en Nouvelle-Zelande

Sea, sand and fun

Après avoir roulé toute la matinée, lors de mon excursion à Cap Reinga, le chauffeur de bus nous a proposé de nous dérouiller les jambes avec une petite séance de sand boarding. Le principe est simple : vous prenez une planche, vous montez en haut d’une dune, vous vous allongez sur ladite planche et c’est parti !

Je dois avouer que, de prime abord, je n’ai pas été enthousiasmée par cette activité. D’une part parce que je n’aime pas la hauteur, ensuite, parce que je ne suis pas une grande fan de la vitesse. Ce n’est pas pour rien que je ne suis jamais retournée au ski après ma première expérience… Mais bon, je ne vais pas faire de saut à l’élastique, ni de saut en parachute et pas de rafting non plus… Alors je me suis fait violence ! Et j’ai eu raison. Descendre une dune à toute vitesse sur une planche c’est vraiment marrant même si, je l’avoue, j’ai un peu freiné avec mes pieds.

Après cette petite halte, nous sommes remontés dans le bus pour déjeuner. Nous avons eu la chance de pique-niquer sur la plage de la baie de Tapotupotu. Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés dans un petit port de Doubtful Bay. Certains en ont profité pour manger leur quatre heure… Un fish and chips (prononcez à la néo-zélandaise : un feush and cheups) !

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Pahia : Au nord du Nord

Me revoici arrivée au nord de l’île Nord, plus précisément, au nord d’Auckland, dans la région de la Bay of Islands. Elle porte bien son nom puisqu’elle compte pas moins de 150 îles !
La région vit principalement de la pêche, des élevages laitiers et de l’industrie du bois. La zone possède également le glorieux record du taux de criminalité le plus élevé du pays et du plus grand nombre de plants de cannabis par habitants.

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Le bus stray (eh oui, encore lui) m’a conduite jusqu’à Pahia, une petite station balnéaire très charmante. Elle possède une position stratégique, à proximité de deux sites « historiques ». En effet, une traversée de 10 minutes en ferry nous emmène à Russel, la première capitale de Nouvelle-Zélande. Ou si vous préférez le campement de base des colons européens pour conquérir le pays. A noter que c’est là que se trouve le premier bar du pays qui a été autorisé à vendre de l’alcool.

Par ailleurs, à cinq minutes à pied du centre de Pahia se trouve Waitangi, lieu de la signature du traité de… Waitangi (logique !). Ce document est très important puisqu’il est à l’origine des relation entre la couronne d’Angleterre et la Nouvelle-Zélande. A l’époque, en 1840, il régissait les relations entre les colons et les Maoris. Plus de 500 chefs de tribus, souhaitant davantage d’autonomie et de concessions de la part des colons, l’ont signé. Malgré tout, le traité dont il existe deux versions, une en anglais et une en maori, reste aujourd’hui très contesté. De fait, les deux traductions varient sensiblement. Ainsi, certains affirment que les chefs maoris n’avaient pas pleinement conscience de ce qu’ils signaient. D’autres pensent le contraire et qu’ils ont signé car cela leur semblait un moindre mal pour arrêter la guerre.
Un tribunal a donc été créé en 1975, pour dédommager les Maoris dont les ancêtres auraient été spoliés de leur terre suite au traité de 1840.

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Une des premières versions du traité exposé au musée Te Papa.

Mais Pahia, c’est aussi des plages et… Des marches. J’ai pu faire deux randonnées. Une qui m’a menée jusqu’à des chutes d’eau: Haruru Falls et une, longeant la côte qui aboutissait à Opua une autre petite station balnéaire.

Un road trip mouvementé

Quelques jours avant le réveillon du Nouvel an, alors que je m’apprêtais à paresser tout la journée, mon amie Alyssa m’a proposé de se joindre à elle, Stephan et Oliver, deux Allemands qu’elle avait rencontrés à son auberge. Le but du road trip ? Randonner au Putangirua Pinapples rocks, là où a été tourné la scène du Seigneur des Anneaux, la communauté de l’Anneau, lorsqu’Arwen sauve Frodon et ses amis des méchants qui volent sur des chevaux…

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En route, nous avons fait une halte sur les rives du lac Ferry, aussi connu sous le nom de lac Onoke. Il est célèbre car il a un accès direct à la mer. De là, nous avons essayé de rejoindre notre destination en passant par l’Aorangi Forest Park. Plus d’une heure de route étroite et sinueuse et une rencontre avec un quatre-quatre conduit par un américain (qui a fini dans le fossé) plus tard, nous nous sommes rendus compte que nous nous étions trompé de route…

Nous avons rebroussé chemin pour finalement atteindre notre destination vers 16 heures au lieu de midi… gloups. Nous avons donc opté pour la version courte de la randonnée des Putangirua Pinapples rocks qui nous a permis de les admirer d’en bas.

Nous avons ensuite poursuivi notre bonhomme de chemin jusqu’au Cap Palliser, l’un des points les plus au sud de l’Ile Nord. Là, nous attendaient des colonies de lions de mer et, après une montée de 251 marches, un phare. Le temps de faire quelques photos, nous avons repris le chemin de Wellington où nous sommes arrivés à 22 heures !

Une après-midid au musée Te papa

Impossible de passer à Wellington sans s’arrêter à Te papa. Ce musée, gratuit, est une mine d’informations sur la culture maorie, ainsi que la faune et la flore néo-zélandaises. Sans oublier l’histoire géologique du pays et les risques naturels qui en découlent (séismes, éruptions volcaniques, tsunami…)

L’une des attractions phare du musée est le calamar géant. Il y a quelques années, des pêcheurs néo-zélandais ont eu la surprise de remonter dans leur filets, cette étrange créature. Les scientifiques sont parvenus à le préserver de la décomposition pour l’analyser et ensuite l’exposer au public.

Mais l’originalité de ce musée, selon moi, réside dans la reconstitution d’une petite partie du bush néo-zélandais. Il me semble que c’est une manière ludique pour les petits et les grands d’en apprendre plus sur la faune et la géologie neo-zélandaises. On rencontre les différents types de fougères et d’arbres endémiques. On apprend comment ils contribuent à l’écosystème. On peut également découvrir comment les caves souterraines se sont formées ou encore apprécier les différents types de roches volcaniques qui constituent le sol.

Quand il fait beau, comme le jour de ma visite à Te papa, c’est vraiment agréable de se promener dans cette (trop) petite oasis urbaine.

 

Un Noël presque ordinaire

Noël est une fête de famille. J’aime particulièrement son ambiance, ses petites traditions qui n’ont pas l’air d’en être… Même si j’ai choisi d’être à l’autre bout du monde, j’avais peur de déprimer. Et puis finalement, tout s’est bien déroulé.

Le 24 au soir, je me suis aussi autorisée un petit repas de fête… Du poulet aux champignons. Avec des gnocchis. C’est fou comme, quand on est loin, et qu’on a un budget serré, le plus simple des repas devient un festin ! La veille, j’avais rencontré une jeune canadienne, Shayla, qui m’a entraîné dans une tournée des bars, organisée par un hôtel du coin. En fait de boire, j’ai surtout passé le réveillon du 24 à danser dans les différents bars de Wellington, avant de rentrer sagement me coucher à minuit sonnés.

Le 25, j’ai littéralement passé noël à la plage ! Profitant du grand soleil, j’ai fait une longue promenade en longeant la côte de Wellington. Le soir, Bryanna et Alyssa, les deux canadiennes que j’avais rencontrées à National Park, m’ont invitée à leur repas de Noël.

Elles aussi aiment beaucoup Noël et ne voulant pas se laisser abattre ont organisé un dîner typiquement canadien (enfin presque…) : poulet et farce, crêpes au fromage frais (recette ukrainienne), mashed potatoes, poêlée de légumes (patates douces, carottes et aubergines), cramberry sauce, des chocolats et du cheesecake. Nous étions six, avec Shayla que j’avais invitée, Daniel, un anglais et Andrew un canadien. Nous avons vraiment fait honneur au repas qui était délicieux. Après une balade digestive, nous sommes rentrés jouer aux cartes. On a vraiment bien rigolé. Pour le coup, j’ai passé une très bonne journée et une super soirée.

Finalement même s’il n’y avait ni sapin, ni famille, ni cadeaux, c’était quand même l’esprit Noël. Nous étions là pour partager ensemble un bon moment. Et oublier, le temps d’une soirée, que nous étions loin de chez nous, loin de nos famille.

Les sentiers de randonnées de Wellington

Enfin, pas tous. Car il faut bien avouer que Wellington est un peu le paradis des marcheurs. Il y a de multiples randonnées accessibles à pieds, en bus, train ou même en ferries depuis le centre-ville. Ça me change de tous ces endroits où la voiture est indispensable.
Profitant du soleil et de mon (long) séjour, j’ai visité la ville du nord au sud, d’est en ouest !
Sur les 16 sentiers principaux, sans compter les bifurcations, ni les visites guidées à thèmes, j’ai fait six randonnées d’une durée de 1 heures à 6 heures, entre 5 à 16 kilomètres (sans compter les distances pour aller au début de la balade ni pour rejoindre le centre ville).

J’ai eu l’occasion de voir la ville sous toutes les coutures. Je me suis promenée dans plus de parcs que je ne saurais le dire : Polhill réserve, Trelissick park, Tawa Tawa réserve, Maccalister park, Central park… J’ai gravi les monts Victoria, Albert, Alfred, Ahumairang… J’ai vu le détroit de Cook, et l’île sud, car le temps était vraiment dégagé. Je suis allée jusqu’à la côte Nord et puis jusqu’à la côte sud, j’ai longé la baie… En un mot (non, six pour être exacte) je me suis dérouillée les jambes !

Tout en marchant, je n’ai pas pu manquer de constater, qu’à l’image du reste du pays, la capitale essaie de préserver ce qui reste du « bush » originel. Depuis l’arrivée des colons, la faune néo-zélandaise a beaucoup souffert de la déforestation. Elle ne recouvre aujourd’hui plus que 25 % du territoire. Pour survivre, les hommes avaient besoin d’espaces pour s’installer, cultiver la terre, élever du bétail…

Aujourd’hui, le gouvernement essaye de faire machine arrière et Wellington montre l’exemple : préserver ce qui peut l’être, régénérer et replanter des pends entiers de faune endémique. Mais est-ce encore possible ? Avec toutes ces espèces animales introduites (chèvre, rat, opossum) ? Avec ces forêts de pins exploitées à des fins commerciales qui épuisent le sol ?

Honnêtement, je n’en sais rien. Je ne me suis pas penchée sur la question pour avoir une vision objective et précise. Mais je me dis que tous ces programmes, c’est déjà mieux que rien…

5 choses à savoir sur Wellington

1. C’est la capitale de la Nouvelle-Zélande ! Même si Auckland est la plus grosse ville du pays et son centre économique, elle a perdu le titre de capitale au moment de la ruée vers le sud (et l’or), au profit de Wellington, plus centrale.

2. On la surnomme Windy Welly. Même si lors de mon séjour j’ai eu de la chance (10 jours de grand soleil et très peu de vent), le temps est souvent capricieux dans la capitale. Et lorsqu’Eole se met à souffler, il peut rapidement atteindre les 60 voire les 80 kilomètres par heure !

3. Elle possède un ratio de cafés au mètre carré et par habitant, supérieur à celui de New York. Le paradis des accros à la caféine. On trouve au moins un café tous les 50 mètres.

4. Son second surnom est… Wellywood. Peter Jackson est originaire de la ville. Il y a donc installé ses studios de cinéma où une (grande) partie des scènes intérieures du Seigneur des anneaux et du Hobbit ont été tournées .

5. La capitale mise beaucoup sur la vie culturelle. Tous les musées (et croyez moi il y en a beaucoup) sont gratuits, à commencer par le célèbre musée Te Papa.

 

Les urgences de Wellington

Pas de panique, rien de (très) grave ! Mais suite à ma chute sur la tête, j’avais des migraines, des nausées et quelques vertiges. Je n’étais pas très rassurée donc, à peine arrivée à Wellington, 12 jours après ma chute, je suis montée dans un bus direction les urgences.

1. L’ACC
En Nouvelle-Zélande, chaque personne qui se blesse ou qui est victime d’un accident, touriste ou citoyen, peut potentiellement bénéficier de l’Accident Corporation compensation. Un fond public, un peu comme notre sécu, qui sous certaines (larges) conditions, prend en charge les frais liés aux examens et aux soins médicaux.

2. L’accueil
Je me présente à l’accueil des urgences sans faire la queue. Toutefois, une bonne dizaine de personnes attendent d’être prises en charge dans le hall. Un agent administratif me demande ce que j’ai et me tend trois formulaires à remplir. Il y en a un pour l’ACC, un pour le médecin et un pour l’hôpital…
Elle me demande trois fois si j’accepte de les remplir. Et oui, en Nouvelle-Zélande, on ne rigole pas avec les données personnelles (de santé ou autres d’ailleurs). En bonne Française, je réponds docilement oui, trois fois… tout en me demandant ce qui se passerait si je refusais ! On voit bien que les données vont être traitées statistiquement, car on me demande mon origine éthnique, ma classe socio-professionnelle…

3. Le triage
J’ai à peine le temps de remplir un papier sur les trois, que l’infirmière de triage m’appelle. Je dois tout lui raconter une nouvelle fois. Elle prend tout en note. Me pose quelques questions sur mes symptômes, prend ma tension et me demande de retourner m’asseoir pour attendre le médecin.
Alors j’attends. Plusieurs personnes sont prises en charge avant moi. Je patiente, j’ai conscience de ne pas être une « urgence ». L’homme assis à côté de moi avec une plaie à la jambe, en revanche…

4. La consultation
Trois quart d’heures, disons une heure pour être large, passent et tout d’un coup, le docteur Sapi appelle mon nom pour la consultation. Il me conduit dans une « chambre » (un lit entouré par un rideau, comme dans Urgences et Grey’s Anatomy). Il approfondit l’entretien de l’infirmière. A la grande différence d’un médecin français, il ne m’a pas examinée, il ne m’a pas touchée. Il est resté debout à 10 mètres de moi, assise sur le brancard.
Je pense qu’il a vu, et je crois qu’il n’avait pas tort, que j’avais simplement besoin d’être rassurée. Moi qui angoissais à l’idée du coût d’un scanner…
Alors que je finis de lui décrire mes symptômes, le Dr Sapi m’explique que je souffre d’une commotion cérébrale. Mes maux de tête, troubles de la concentration, nausées, vertiges etc. font partie d’un ensemble de symptômes liés à ma chute. Généralement, ils passent après 15 jours/un mois… à condition de se reposer ! Après ma chute, il aurait fallu arrêter de voyager, me poser un peu… Je sens le ton de reproche dans sa voix.
Le médecin me conseille ensuite de me reposer, de ne pas boire d’alcool, d’éviter les endroits trop bruyants, les drogues et le tabac et surtout de ne pas faire d’activités physiques violentes : saut à l’élastique, saut en parachute, rafting… Ça tombe bien je n’en avais pas l’intention.

5. Retour à l’auberge de jeunesse
A peine deux heures après mon admission aux urgences je suis ressortie rassurée et sans avoir subie d’examen coûteux et inutile ! Je n’en reviens pas. Je suis arrivée aux urgences un peu avant 16 heures et j’en suis ressortie aux environs de 17h30… Et moi qui m’imaginais déjà en train de prendre un taxi pour rentrer, à 22 heures, je suis finalement rentrée à pieds, profitant de la fin d’après-midi ensoleillée.

6. Épilogue
Les maux de tête se sont espacés, les nausées ont disparu ainsi que les vertiges. Mais je reste vigilante. Car si ça recommence, je dois retourner aux urgences et là… Je n’échapperai pas au scanner !

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Carottes et bottes en caoutchouc

La Nouvelle-Zélande regorge de petites villes que personne ne connaît et qui, pourtant, méritent qu’on s’y attarde deux minutes. Pas tellement parce qu’elles sont jolies, ou bien situées, mais parce qu’elles savent sortir du lot.

Le 23 décembre, en route pour Wellington, le Stray bus est passé par Ohakune, à une vingtaine de minutes de National Park. Cette ville est connue pour ses cultures maraîchères et son sol fertile. C’est là qu’un agriculteur a cultivé la plus grosse carotte du monde. La municipalité est tellement fière de ce record qu’elle a érigé une statue à la gloire de ce légume géant. Et, tous les ans, le 4 avril, elle organise le festival de la carotte.

Autre petite ville originale, Taihapé est la capitale mondiale des… Bottes en caoutchouc. Chaque année s’y déroule une compétition de… lancer de bottes en caoutchouc ! Oui oui, la ville a même un terrain dédié. Et nous avons fait un arrêt spécial pour nous essayer à ce sport peu commun. Personnellement, je n’ai pas atteint les 20 mètres, je n’ai pas de force dans les bras. Mais c’était bien marrant quand même !

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