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Histoires d'un tour du monde

Mon voyage en solo

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Humeur

Conduire en Asie

Voilà plus de deux mois que je visite l’Asie, plus précisément, l’Asie du Sud-est. Il est donc temps que je consacre un billet à la conduite des asiatiques. Car, que ce soit en Indonésie, au Cambodge ou au Vietnam, force est de constater que tous suivent la même règle : le plus gros s’impose. Le bus sur la voiture, la voiture sur le scooter, le scooter sur le vélo et les piétons, le vélo sur les piétons.

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Les scooters sont tellement nombreux en Asie qu’on a l’impression d’assister à des rallyes !

Si ces pays suivent, en théorie, le même code de la route que nous, Occidentaux, il n’en n’est rien dans la pratique. Pour eux, le code de la route s’apparente davantage à des recommandations qu’à des règles contraignantes. Les feux rouges sont là pour faire de joli tout comme les passages piétons… les lignes continues, je n’en parle même pas.

Quant au sens de la conduite, c’est bien simple, quand je suis arrivée au Cambodge j’ai eu du mal à comprendre de quel côté ils conduisaient. Et pour cause, les Cambodgiens roulent au milieu. Ils se rangent éventuellement à droite lorsqu’un  véhicule vient en face. Je peux vous assurer que pour reprendre ses repères après trois mois dans des pays qui roulent à gauche, ce n’est pas évident !

Au Vietnam, ils roulent a peu près à droite, mais ils ont un problème avec la notion de contresens. Les scooters surtout. Après tout, pourquoi s’embêter à traverser la route pour se placer du bon côté quand on doit faire 500 mètres ? Et encore, quand ils ne roulent pas carrément sur le trottoir. Ce n’est pas vraiment autorisé mais c’est tellement plus facile !

Au milieu de cette jungle urbaine, où les voitures et les scooters ont remplacé les animaux, le klaxon s’est substitué à leur cris. De cinq heures du matin à plus de dix heures de soir, dans les rues d’Asie du sud-est, c’est une symphonie de klaxon. Car le klaxon est très utile pour prévenir les autres usagers de la route que l’on arrive et qu’ils doivent se pousser pour vous laisser passer.

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Un feu piéton défectueux, mais qui résume bien le code de la route asiatique !

Alors quand vous êtes piéton, pour survivre, il faut avoir les yeux partout. L’Indonésie est probablement le pays le plus dangereux car les trottoirs y sont pour ainsi dire inexistants. Cependant,  au Vietnam, même si vous traversez sur un passage piéton, et même si le feu piéton est vert, les conducteurs ne s’arrêteront pas. Ils ne ralentiront même pas. Ils vous contourneront en klaxonnant biensûr. C’est effrayant au début, mais c’est un coup à prendre.

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Aider les Cambodgiens ?

Au cours de mon voyage au Cambodge, j’ai eu l’occasion d’en apprendre plus sur l’histoire terrible de ce magnifique pays. Histoire qui a provoqué la situation dans laquelle le pays se trouve aujourd’hui. Les Khmer l’ont complètement ruiné tant sur le plan économique que culturel. L’occupation américaine a dollarisé l’économie et tiré le niveau de vie à la hausse, alors même que les conditions de vie, l’éducation, l’emploi et les salaires des Cambodgiens ne suivaient pas. Et aujourd’hui, la corruption gangrène l’Etat à la tête duquel se trouve un ancien Khmer rouge qui ne fait pas grand chose pour son pays.

J’ai vraiment été très étonnée, et c’est peut-être naïf de ma part, d’apprendre que la plupart des travaux de rénovation que ce soit les lieux culturels ou les infrastructures, sont entrepris par les gouvernements étrangers en tête desquels la Chine. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne trouve pas cette situation très saine. Et en même temps, si le gouvernement ne fait rien ? Que faire ? Laisser les Cambodgiens dans leur misère ?

Heureusement, petit-à-petit, des locaux se mobilisent pour mettre en place des programmes d’aide aux jeunes. Il s’agit de les inciter à poursuivre leurs études, de les aider à s’insérer dans l’emploi. Il s’agit, en un mot, de créer l’élite de demain afin qu’elle puisse se réapproprier son pays.

Ainsi, un peu partout dans le pays, les écoles de cuisine et hôtelières ont ouvert des restaurants et des hôtels pour permettre aux jeunes de mettre en pratique la théorie acquise en cours et les confronter à la réalité du monde professionnel. Il existe également des agences touristiques comme Butterfly Tour qui offrent aux jeunes un petit job pour qu’ils puissent gagner de l’argent tout en poursuivant leurs études. D’autres comme Buffalo Trails mettent en place des excursions impliquant les communautés locales. Les guides sont des locaux, une partie de l’argent est reversée aux familles ou alimente des programmes d’amélioration des conditions de vie des Cambodgiens.

Dès que j’ai pu, j’ai dormi dans ces hôtels, mangé dans ces restaurants, réservé ces excursions. Cela coûte parfois un peu plus cher, mais je n’ai jamais été déçue de la qualité des services proposés. Et puis le coût de la vie au Cambodge est tellement dérisoire, que je pouvais me permettre de dépenser un peu plus « pour la bonne cause ».

Certes, ces initiatives sont à double tranchant. Elles créent une dynamique favorable pour les jeunes et en même temps, elles les orientent tous vers le tourisme. Quid de l’agriculture ? De l’artisanat traditionnel ? Des sciences ? De la recherche ? Tous les jeunes avec qui j’ai eu l’occasion de discuter n’ont qu’un rêve : ouvrir leur propre agence de tourisme et leur hôtel « resort ». Qui peut les blâmer, puisque c’est apparemment là que se trouve l’argent.

Je ne sais pas l’usage qui sera fait de ma « contribution » à ce système. J’ose espérer qu’il favorisera l’évolution des choses, dans le bon sens. Aidera les Cambodgiens a reprendre en main le destin de leur pays. Et même si ce n’est pas vraiment le cas, si c’est naïf de ma part, je préfère penser qu’il est allé aux locaux plutôt qu’aux hommes et femmes d’affaires européens, chinois, voire vietnamiens, qui ont vu au Cambodge l’opportunité de faire du business facilement sur le dos d’un pays qui peine à se reconstruire.

5, 6 ou 1 mois

Oui je reprends le cours de mes petits billets d’étapes solo. Le dernier remonte au mois de décembre. Cela faisait quatre mois que je me baladais toute seule à travers le monde.

Le mois de janvier n’a pas vraiment compté car j’ai passé trois semaines merveilleuses avec mon amoureux. Du coup, je ne sais plus s’il faut que je poursuive ma numérotation comme si janvier n’avait été qu’une parenthèse (5), s’il faut que je compte le mois de janvier malgré tout (6) ou s’il faut que je reparte de zéro (1).

Toujours est-il que le 29 février, cela faisait tout juste un mois que j’avais retrouvé la solitude pour partir à la découverte de l’Asie.

J’ai souvent entendu les « expertes » du voyage féminin en solo affirmer que lorsqu’on n’est jamais partie seule, commencer par l’Asie est la meilleure solution.

Personnellement, je ne me féliciterais jamais assez d’avoir commencé par l’Amérique du sud. Car même si les pays d’Asie restent parmi les plus sûrs du monde, je crois que, pour moi, le choc culturel et la barrière de la langue m’auraient vraiment perturbés et peut-être empêchés de découvrir ce magnifique continent comme j’essaye de le faire aujourd’hui. D’ailleurs, même après six mois de voyage dont trois en Amérique latine, j’ai quand même du mal à m’adapter. Je trouve que tout est plus compliqué, même si effectivement les gens sont accueillant et la vie beaucoup beaucoup moins chère. Mais tout est vite compliqué. Même prendre un bus relève parfois de l’expédition…

D’un autre côté, aujourd’hui, plus de six mois après avoir quitté la France, je suis plus fatiguée. Résultat, j’ai de grosses vagues de flemmes, de découragement et de mal du pays. Pour contrebalancer ces petits inconvénients, j’ai levé le pied. Je ne suis plus constamment en mouvement, j’essaye de prendre mon temps, de me reposer afin de limiter la fatigue qui débouche sans détour sur des coup de blues. Je fais également un peu moins attention à mon budget. Je m’autorise des chambres dans des hôtels et je vais probablement passer par quelques tours opérateurs pour visiter le Cambodge. C’est plus simple, moins stressant… et puis c’est la fin de mon voyage. A condition de rester vigilante je peux me le permettre !

Bref, à ce jour, après un peu plus d’un mois en Asie, je ne sais pas encore quoi en penser. je suis encore en phase d’observation. Je m’imprègne de la culture, des gens, de leur manière de vivre… Cela dit, j’en prends toujours plein les yeux et plein les papilles. C’est déjà ça !

20 jours en Indonésie

20 jours. E n tout et pour tout, je suis restée 20 jours en Indonésie, plus précisément sur l’île de Java. J’aurais très bien pu faire comme tout le monde, de Java aller directement à Jogjakarta puis rejoindre Bali.

Mais comme toujours, je me suis laissée entraîner par mon guide qui me vantait les mérites de Cianjur, de Pangandaran, du plateau de Dieng… Parce que, quoi qu’on en dise, Java mérite le détour. Et je sais de quoi je parle puisque j’y ai passé presque trois semaines et que je n’ai pas réussi à voir tout ce que je voulais voir ! Le temps (les jours) m’a manqué et le temps (la pluie) n’a pas toujours joué en ma faveur.

Ce séjour en Indonésie marque la troisième étape de mon voyage, le début de la fin. Et en même temps, c’était une grande première : ma première fois en Indonésie, ma première fois dans un pays dont je ne parle pas la langue, ma première fois sur un scooter, ma première fois en Asie !

S’il y a bien une chose que je retiendrai de cette étape, c’est la bonne humeur des Indonésiens. Ils sont toujours souriants, ils ont toujours le mot pour rire. Ils vivent, pour certain avec rien, mais ils s’en contentent, ils prennent la vie comme elle vient, sans se prendre la tête.  Une vraie leçon ! S’il fallait continuer, je parlerai aussi des rizières, de la jungle, des montagnes, des levers de soleil, de la plage, de la nourriture, des temples…

J’ai donc quitté ce pays avec un gout d’inachevé et quelques regrets. Le regret de ne pas rester plus longtemps, comme pour les autres destinations. Le regret de n’avoir pas escaladé le Mont Bromo, de ne pas avoir vu les plages de Bali, ni les reptiles de Komodo… Pourquoi, alors que je suis restée plus d’un mois dans tous les autres pays (sauf en Polynésie, mais bon, c’est la Polynésie…), j’ai écourté mon  séjour en Indonésie ? Cet archipel magnifique, qui compte plus de 17000 îles et dont les habitants sont vraiment, accueillants, abordables, souriants, adorables…

Peut-être que j’avais peur de l’inconnu. Peut-être qu’inconsciemment, je me doutais qu’après deux semaines, je serai fatiguée… Car, oui, ces 20 jours m’ont épuisée ! D’une part à cause de la chaleur étouffante, humide qui règne lors de la saison des pluies. D’autre part parce que j’ai beaucoup de mal à accepter de ne pas comprendre et d’avoir des difficultés à me faire comprendre ! Ca me stresse ! D’ailleurs, j’ai rapidement appris quelques mots d’indonésien pour essayer de communiquer :

  1. Nama saya Béatrice (Je m’appelle Béatrice),
  2. Halo (bonjour)
  3. Maaf (désolée)
  4. permisi (excusez-moi)
  5. ya (oui),
  6. tidak (non),
  7. saya mau ke Jojakarta (je veux aller à Jojakarta),
  8. berapa (combien),
  9. nasi (riz),
  10. bis (bus),
  11. hati hati (attention),
  12. dilarang (interdit),
  13. terima kasih (merci),
  14. dadah (au revoir),
  15. Perancis (France)…

Enfin, les sollicitations permanentes, parfois insistantes : pour prendre un tuktuk, pour acheter du batik, pour poser sur la photo…  sont, disons, étouffant ! Bien sûr, c’est leur manière de gagner leur vie, ça fait parti de leur culture, de leur mode de vie… A moi de m’adapter, de les respecter. C’est ce que j’ai essayé de faire. Au début, je me suis prêtée au jeu, et puis un peu moins par la suite… la fatigue et la lassitude prenant le pas sur l’ouverture d’esprit.

Rétrospectivement, c’est dommage. Cette attitude m’a certainement empêché de profiter pleinement de mon séjour en Indonésie. Tout du moins de la fin. Cela dit, j’ai appris de mes erreurs. Et, aujourd’hui, à Hong Kong, en Chine, il y a certaines choses qui me font sortir de mes gonds mais j’essaie de relativiser, de rester ouverte. Je suis l’étrangère, c’est à moi de m’adapter à leur mode de vie, à leurs coutumes. Après tout, si je voyage, c’est aussi pour ca ! Sortir de ma zone de confort, découvrir de nouvelles cultures, m’en enrichir. Maintenant, il n’y a plus qu’à !

 

Sur les bancs de l’école

Lors de mon séjour à Cianjur, j’ai eu la chance de passer quelques heures dans un lycée de campagne.  A une heure de route de la ville. C’est là que l’un des amis de Kus est professeur d’anglais. Ce jour-là, un vendredi, était un peu particulier car il s’agit d’un jour religieux important, l’équivalent du dimanche dans la chrétienté. Il est donc impensable de manquer la prière du midi et les cours finissent plus tôt.

Inutile de vous dire que la venue de deux occidentales (moi et une américaine) n’a pas aidé les jeunes à se concentrer. Tout ce qu’ils voulaient, c’était prendre des photos avec nous. Sans compter que le professeur n’avait rien préparé de particulier pour notre venue. Il voulait qu’on parle avec les élèves mais il ne jouait pas vraiment son rôle d’intermédiaire.

A défaut d’avoir beaucoup parlé (soyons honnête, je ne suis pas très à l’aise avec les adolescents), j’ai beaucoup observé. Ce qui m’a marqué, c’est le peu de filles qu’il y avait dans les deux classes que nous avons visitées (l’équivalent de la 1ère et de la Tale). Sur une trentaine d’élèves au total, il devait y en avoir 3… Alors même que dans les niveaux inférieurs, elles étaient beaucoup plus nombreuses…

Par ailleurs, pas de livres, ni de trousses sur les bureaux. Juste un cahier, un crayon et les polycopiés distribués par le professeur. Je ne sais pas si c’était à cause de nous, où si c’est toujours le cas, mais les élèves étaient dissipés. Certains participaient, d’autres pas du tout, trop absorbés par leur propre conversation. Néanmoins, ils ne perturbaient pas la leçon. Quand le professeur essayait de les intégrer au cours, ils se laissaient faire cinq minutes, par respect pour leur enseignant je pense, avant de décrocher de nouveau.

Car, même si les Indonésiens ont conscience de l’importance des études (en tout cas c’est l’impression que j’ai eu) et de l’importance de parler anglais, peu poursuivront un cursus universitaire. C’est ce que nous a confirmé le professeur. La majorité de ses élèves préfèreront trouver un travail pour gagner de l’argent.

 

 

La chasse aux papillons

A l’instar de l’Equateur, l’Indonésie possède un nombre de papillons au mètre carré assez impressionnant. Ils sont peut-être moins gros que leurs compatriotes équatoriens, mais ils sont tout aussi beaux ! Et, ce qui ne gâche rien, ils se laissent prendre en photo ! Tout au long de mon séjour en Indonésie, je les ai mitraillés dès que j’en ai eu l’occasion… Pour la petite histoire, Gus, mon hôte à Cianjur, m’a expliqué que si le papillon prend la pose, cela porte chance au photographe ! Espérons que ce soit vrai !

4 mois

4 mois… qui aurait cru que seuls quatre petits mois séparaient mois d’août du mois de décembre ? La fin de l’été du début de l’hiver, la chaleur du froid, la plage du ski…

Personnellement ça ne m’avait jamais frappé. Cette periode m’a toujours semblé très longue. Et c’est d’autant plus vrai aujourd’hui que j’ai l’impression d’être partie il y a une éternité… Alors qu’en fait c’était juste il y a quatre mois et demi.

J’ai vu tellement de choses, rencontré tellement de gens, vécu tellement d’expériences, que je sais que je ne sortirai pas indemne de ce voyage. Surtout qu’en Asie un choc culturel encore plus important m’attend.

Cela dit, j’attends encore de ressentir le fameux changement dont tout le monde me parle. Pour l’instant je suis toujours la même Béatrice, timide mais qui se soigne, naïve mais pas trop et qui se préoccupe de ce qu’on peut bien penser d’elle. Mais peut-être que je ne percevrai aucune évolution avant d’avoir repris le cours « normal » de ma vie.

Après tout, même si j’entame la seconde moitié de mon voyage il me reste encore 4 mois, avant de rentrer.

La féminité

Tout avait pourtant bien commencé. Au mois d’août, en préparant mon sac, j’avais glissé dans ma trousse de toilette du mascara, un crayon khôl et du rose à lèvre. Sans oublier mon masque à l’argile, que depuis deux ans, j’applique consciencieusement sur mon visage, toutes les semaines. J’avais pris un peu de démaquillant, en me demandant combien de temps ça allait bien pouvoir durer et comment j’allais bien pouvoir me démaquiller quand le flacon serait vide. J’avais également pris mon rasoir et mon épilateur… Je n’avais pas poussé le vice jusqu’à prendre un robe ou une jupe, mais j’avais quand même glissé un petit top et une paire de sandales imitation tropézienne dans mon paquetage.

Et puis…

👉Je ne me suis pas maquillée depuis quatre mois… Ou presque
👉Le masque hebdomadaire… Ne l’est plus vraiment. Disons que lorsque j’ai une chambre privée, j’en profite. Autant dire très rarement…
👉Le petit top n’est pas sorti souvent… Environ une fois par mois depuis août.
👉Les sandales n’ont pas survécues aux premières semaines de voyage. Elles ont fini à la poubelle.
👉Mes jambes ressemblent à celle du yéti, le maillot, je n’en parle même pas. Pas évident de s’épiler dans une salle de bain commune.

Quand je vois certaines filles qui arrivent à rester féminine en voyageant aussi longtemps, je leur tire mon chapeau ! Moi, je n’y arrive pas. Quand je ne suis pas chez moi, ça me demande trop d’effort. Bref, j’ai trop la flemme pour rester femme !

L’âge c’est dans la tête non ?

Après avoir passé des années à être la plus jeune : dans ma famille, en stage, au travail… Force est de constater qu’aujourd’hui, ce n’est plus vraiment le cas. Dans le Stray bus, je fais partie des doyens. La moyenne d’âge avoisine les 25 ans, avec plus de personnes aux alentours de 20 ans que de 30 ans.

Parfois, quand je parle avec mes compagnons de voyage, je me sens vieille, très vieille. Un exemple frappant : le premier soir, au pot d’accueil, j’ai discuté avec une allemande :

« C’est la première fois que tu viens en Nouvelle Zélande ? M’a-t-elle demandé.

– oui, et toi ? Ai-je gentiment répondu.

– oui, a-t-elle dit avant d’enchaîner : mais quel âge as-tu ?

– 29 ans.

– oh ! Moi j’ai 19 ans. Dix ans de moins que toi.

J’ai été tellement scotchée que je n’ai pas su quoi répondre. Mais, heureusement, la plupart du temps, les gens ne sont pas comme ça. Même si nous n’avons pas tous les mêmes délires, nous avons tous le même objectif : profiter ! Après tout, nous sommes tous des voyageurs ! Ça donne des repas sympas, des discussions animées, des jeux de tables bizarres mais très marrants, des soirées tranquilles autour du feu de camp sur la plage, des danses et des karaokés dans le bus, de la solidarité pour la préparation des repas et surtout la vaisselle… Bref on passe des bons moments, tous ensemble, quelque soit notre âge ! Car après tout, l’âge, c’est dans la tête, non ?

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