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Histoires d'un tour du monde

Mon voyage en solo

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Correspondance

Réponse à la seconde lettre des élèves CM2

Bonjour les enfants !

A mon tour de m’excuser d’avoir mis tant de temps à vous répondre. Avec la fin de mon voyage qui approche, mes étapes sont plus courtes et je ne vois plus le temps passer.

Me voilà arrivée au Cambodge. Ce n’est pas un pays que je comptais visiter lorsque j’ai quitté la France. Cependant, s’il y a bien une chose que j’ai appris au cours de ces sept derniers mois, c’est de garder l’esprit ouvert et de suivre mon instinct. Quand j’ai compris qu’il serait difficile pour moi d’obtenir un visa pour visiter la Chine, j’ai décidé de me rendre au Cambodge à la place. Pourquoi ? Parce que le Cambodge est un des pays que j’avais toujours eu envie de visiter. Et surtout les formalités pour obtenir un visa sont beaucoup plus simples.

C’est très beau le Cambodge mais il y fait aussi très très chaud. Ici, il n’y a ni hiver, ni d’été. C’est un pays tropical avec une saison sèche et une saison des pluies. En ce moment, c’est la saison sèche. Je vois plein de belles choses, notamment des temples bouddhiques et hindous. En effet, même si la religion principale au Cambodge est le bouddhisme, l’hindouisme était très présent aux alentours du Xème siècle.

Je profite également de mon séjour pour découvrir la cuisine khmère riche en riz, fruits et légumes de toute sorte. Ce qui me permet de rebondir et de répondre à la première des questions que vous me posez. Oui, j’ai beaucoup aimé le poisson au lait de coco. C’est un plat très commun en Polynésie où les habitants mangent beaucoup de poisson. D’une certaine manière c’est logique, puisqu’ils vivent tout près de la mer. Le poisson est toujours frais et succulent ! Je ne sais pas si vous avez déjà mangé des sushi, mais le poisson au lait de coco, ce n’est pas très différent. C’est une sorte de sashimi qui a le goût de la noix de coco 😉

Vous me demandez si j’ai hâte de rentrer en France. Ma réponse est sans appel. OUI. Mais il ne me reste encore un mois à voyager. C’est peu et en même temps c’est beaucoup. Parfois, quand j’ai trop le mal du pays, j’essaie de me raisonner en me rappelant que  je rentre bientôt chez moi retrouver mon amoureux, mes parents, mes sœurs, ma nièce et tous mes amis ! Et puis j’ai envie de voir tellement de choses au Vietnam, qui sera la dernière étape de mon voyage.

Pour être plus précise, je vais arriver à Hanoi, au nord du pays, et je vais descendre jusqu’à Ho Cho Minh, d’où je prendrai l’avion pour rentrer en France, le 18 avril prochain. J’ai déjà prévu de faire une croisière dans la Baie d’Halong, d’aller marcher dans la campagne de Sapa, de visiter l’ancienne cité impériale de Hué… Un sacré programme comme vous pouvez le constater.

Mais peut-être aurez vous l’occasion d’en apprendre plus sur ce pays avec votre maîtresse, car, à ce que je vois, vous aussi avez beaucoup voyagé ! C’est impressionnant. Et vous semblez avoir découvert autant de choses que moi. Malheureusement, je n’ai pas eu l’occasion de voir de Kookabura, ni d’apprendre la chanson du même nom. En revanche, j’ai assisté à un Haka. C’était très impressionnant.

J’ai effectivement la chance d’apprendre de nouveaux mots, dans de nouvelles langues à chacune de mes étapes. Indonésien, Cambodgien, Maori… Malheureusement pour apprendre à parler correctement ces langues il me faudrait rester beaucoup plus de temps dans chaque pays. Mais je serai heureuse de partager avec vous les quelques mots que j’ai pu apprendre au cours de mon périple.

Mon périple justement. Vous vous me demandez quel est son but. Très bonne question. A vrai dire, il y en a plusieurs. D’abord, c’est l’enrichissement personnel et l’ouverture d’esprit. Je voyage pour découvrir d’autres cultures, voir d’autres manières de vivre et d’appréhender le monde. C’est, il me semble, quelque chose de très important dans le monde actuel. Ensuite, j’ai toujours voulu voyager. Ce voyage est en quelque sorte un rêve qui se réalise. C’est aussi une manière pour moi de tourner la page de mes vingt ans. Car dans quelques mois je soufflerai mes 30 bougies ! Et, enfin, c’est un défi que je me suis lancé. Car partir seule, aussi longtemps, ce n’est pas évident. Je voulais voir si j’en étais capable. Cela n’a pas toujours été facile mais jusqu’à présent j’ai tenu bon.

Avant de vous dire au revoir, voici comme promis, une photo de moi avec les yeux ouverts cette fois 🙂 Je suis au Cambodge. J’aide une dame à cuisiner. Plus précisément, je fais frire des beignets de poissons.

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J’espère avoir de vos nouvelles très vite.

Je vous souhaite de passer une bonne semaine.

A très bientôt

Béatrice

 

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Nouvelle lettre des élèves de CM2

Chère Béatrice,

Nous vous répondons enfin! Désolé d’avoir tardé…

Nous lisons votre blog et nous-aimons beaucoup ce que vous écrivez. On a apprécié que vous postiez des photos de pièces et de billets et on a suivi vos mésaventures dans le post : Les petit bobos.

La recette du poisson cru au lait de coco nous a semblé bizarre et vous, avez-vous aimé?

Merci de nous avoir envoyé des photos de vous, on aimerait maintenant en avoir d’autres les yeux ouverts! Nous aussi,on va vous envoyer des photos de nous…

Maintenant, place aux questions :quels pays vous reste-t-il a visiter?

Êtes vous pressée de rentrer pour voir votre famille? On espère que vous nous apprendrez plein de langues à votre retour…

Quelle est votre prochaine étape?

Nous nous demandons : quel est le but de votre voyage?

Nous aussi, nous faisons un voyage musical. Nous avons appris des chansons des pays que vous traversez. Pour la Nouvelle Zélande : Kookabora. C’est un oiseau. En avez-vous vu ? On a même commencé à apprendre un haka…

En espagnol, nous avons appris : Chocolate y cafe, il s’agit d’une chanson argentine.

On vous laisse.

En espérant avoir de vos nouvelles très vite.

La classe de CM2.

J’ai testé pour vous…

Cuisiner du poisson cru au lait de coco

Pour préparer ce met délicieux, il faut : du poisson frais (quelqu’il soit) détaillé en petits morceaux. Du sel et de l’eau. Des petits citrons verts polynésiens (beaucoup plus acides que les citrons jaunes et les citrons verts que l’on trouve en France) des légumes (ici des tomates, des concombres et des oignons) et de la noix de coco fraîchement râpée.


1ère
étape : nettoyer le poisson avec beaucoup de sel (fin) et de l’eau. Il faut que ce soit aussi salé que de l’eau de mer. Mettre le sel en premier tout en mélangeant énergiquement  le poisson puis ajouter l’eau tout en continuant de remuer plus lentement. Au bout de 5 minutes, passer le poisson.


2ème étape
: presser les citrons sur le poisson, sans cesser de mélanger. Il faut suffisamment de jus pour pour cuire le poisson, mais pas trop non plus. Pour un kilo de poisson, je dirais 5 à 6 citrons.


3ème étape
: détailler en petit morceaux tous les légumes, puis les ajouter un à un dans le plat contenant le poisson, toujours en mélangeant délicatement.


4ème étape
: presser la coco fraîchement râpée au dessus du plat tout en remuant délicatement pour ne rien renverser. A défaut, utiliser du lait de coco industriel. Mais je crois que c’est meilleur avec du lait frais 😛. Dans la version du poisson à la mode de Moorea, il ne faut pas lésiner sur la quantité de lait. Dans d’autres îles, le goût de la coco est plus subtile et c’est le citron qui ressort davantage. Mais moi, je trouve que plus il y en a, meilleur c’est ! 


5ème étape
: c’est prêt, dégustez et régalez-vous !

Aux élèves de CM2 de l’école Suzanne Lacore

Bonjour tout le monde !

Je voudrais tout d’abord m’excuser pour le retard avec lequel je vous réponds, mais je dépends beaucoup de la qualité du wifi du pays dans lequel je me trouve ! 

Votre lettre m’a fait très plaisir et je vais répondre immédiatement (et dans l’ordre) à toutes les questions que vous vous posez ! 

J’ai effectivement suivi des études de journalisme et je suis ce que l’on appelle une journaliste d’entreprise. C’est-à-dire que j’aide les services de communication des entreprises à rédiger et mettre en forme les messages qu’elles veulent faire passer à leurs employés ou à leurs clients. Je ne sais pas si je suis très claire, si vous avez besoin de plus de précisions, n’hésitez pas à me le dire dans votre prochaine lettre.

Actuellement, je me trouve sur l’île de Raiatea, en Polynésie française. La Polynésie française est un territoire d’outre mer. De cette façon, je suis un petit peu en France, même si la Polynésie a gardé son autonomie et possède son propre gouvernement.

Après trois mois de voyage, j’ai visité l’Equateur (et les Galapagos) et le Chili (et l’île de Pâques). Si j’ai beaucoup aimé ces deux pays, ma préférence va au Chili. J’y ai rencontré des personnes fantastiques et j’y ai visité des lieux magnifiques. Les paysages sont tellement beaux que parfois, ils donnent l’impression de se trouvera dans une carte postale !

Pour payer mon voyage, j’ai économisé pendant plusieurs années. Chaque mois, quand je recevais ma paye, je mettais des sous de côté. Pour Noël ou mon anniversaire, quand je recevais un peu d’argent en cadeau, je le mettais de côté. Ainsi, une grande partie de mes économies financent ce voyage. Mais pas tout car j’aurais besoin d’argent pour vivre à mon retour en France. Ce tour du monde est, à ce jour, le plus grand projet de ma vie. C’est un rêve qui se réalise.

Vous me demandez si je suis contente d’être partie ou si je suis fatiguée. Je trouve cette question très intéressante, car aujourd’hui, après trois mois de voyage (je suis partie le 17 août), j’éprouve les deux sentiments. Je suis très très contente d’être partie et, en même temps, je commence à être fatiguée. C’est vrai que je suis en vacances, mais voyager constamment entraîne une fatigue différente de celle que je connaissais quand je travaillais en France. Par exemple, je ne peux pas manger ce que je mangeais en France, car dans les magasins, je ne trouve pas les mêmes produits. Et je n’ai pas toujours accès à une cuisine pour me préparer à manger. Je n’ai pas de maison fixe, je change d’hôtel tous les 2 à 7 jours. Souvent je dors dans des auberges de jeunesse,  dans des dortoirs avec d’autres voyageurs. Je n’ai pas beaucoup d’intimité cela aussi peut être fatigant.

Mais j’ai choisi cette vie. Je rencontre de nouvelles personnes tous les jours. Ces rencontres sont très importantes car elles sont souvent très enrichissantes. Et puis je vois des paysages magnifiques et je visite des endroits merveilleux. Ce sont des avantages qui compensent largement les inconvénients. Enfin, quand j’ai un coup de blues, je peux compter sur le soutien de mes collègues, de mes amis et surtout de ma famille et de mon amoureux.

Pour communiquer dans une langue étrangère, il n’y a pas de mystère, il faut l’apprendre et surtout il faut oser la parler. Ce n’est pas facile mais quand on veut manger, se déplacer ou trouver un endroit pour dormir, on n’a généralement pas le choix. Je parle très bien anglais, j’ai appris à l’école et ensuite, j’ai beaucoup voyagé pour améliorer mon niveau (Australie, Irlande, Malte). 

Je parle aussi espagnol. En Amérique  latine, c’est la langue officielle de nombreux pays. Quand je suis arrivée en août, je ne parlais pas bien du tout cette langue. Je ne comprenais pas ce que les Équatoriens et les Chiliens me disaient. Mais, en me forçant à parler espagnol, à regarder la télé en espagnol, à lire en espagnol, mon niveau s’est nettement amélioré. 

Je n’ai pas beaucoup de photos de moi, mais en voici deux : 

  
  
 
La première a été prise en Equateur, en août, la seconde au Chili, dans le désert d’Atacama, en octobre. Promis, la prochaine fois je vous enverrai une photo avec les yeux ouverts !

Enfin, je voudrais vous préciser pourquoi j’ai fait le choix de ne pas passer par l’Afrique (bien que le Maroc, l’Algérie ou encore la Tanzanie et l’Afrique du Sud, m’attiraient beaucoup). C’est tout simplement une question de budget. Vous noterez que je ne passe pas non plus par l’Amérique du Nord ni par l’Europe. Je compte cependant bien combler ce manque après la fin de mon tour du monde. 

Voila les enfants, j’ai fait le tour de tout ce que je voulais vous dire ! J’espère avoir répondu à toutes vos questions! 

Dans l’attente d’avoir de vos nouvelles rapidement !

A très bientôt !

Béatrice 

Lettre des CM2 de Suzanne Lacore

il y a quelques jours, j’ai reçu la première lettre des CM2 avec qui je corresponds dans le cadre de leur programme scolaire :

Saint-Denis 

 Chère Béatrice,                                                                                                                      

 Nous sommes des élèves de CM2 l’école Suzanne Lacore. Nous vous remercions d’avoir écrit ce message, nous sommes très heureux! Nous serions très contents de correspondre avec vous, On a d’ailleurs plein de questions à vous poser : êtes-vous journaliste? 

Où êtes-vous en ce moment? 

Quels pays avez vous déjà visité? 

Lequel vous a plu le plus? 

Comment faites-vous pour payer votre voyage? 

Êtes-vous contentes d’être partie ou êtes-vous fatiguée?

Comment faites-vous pour communiquer dans d’autres langues? 

Pourriez-vous nous envoyer des photos de vous ? Car nous sommes très curieux.

On a repéré sur un globe vos escales et ça fait bien le tour du monde (même si on a vu que vous ne passiez pas en Afrique!)  

 A très vite on attend votre réponse. On a hâte de vous lire et de vous voir !                                              

                                                    La classe de CM2

A la demande de leur maîtresse Zoé Jammes, je vais leur répondre dans mon prochain post ! Je ne peux pas laisser ces questions sans réponse plus longtemps 😉

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