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Histoires d'un tour du monde

Mon voyage en solo

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J’ai testé pour vous…

Les sleeping bus

J’ai beaucoup voyagé en bus durant mon tour du monde, y compris la nuit. Et pourtant, je n’ai jamais eu l’occasion de voir des sleeping bus ailleurs qu’au Vietnam. Même s’il est très probable que ce mode de transport existe ailleurs en Asie.

Le sleeping bus est un concept intéressant où tous les sièges sont en réalité des méridiennes croisées avec des lits superposés répartis sur trois rangées. La première fois que j’ai voyagé dans un tel car, je me suis sentie comme Harry Potter dans le Magicobus (désolée de cette comparaison pour les néophytes harrypotterien). Je me suis beaucoup amusée… les quinze premières minutes. Parce qu’ensuite les choses se sont corsées.

Tout d’abord, j’avais gardé avec moi mon sac à dos Eastpak… Grosse erreur. D’une part parce que les couchettes sont très étroites et que l’on place ses pieds dans une espèces de coffre. Ensuite parce que j’occupais dans le siège supérieur. Impossible de caser mon sac où que ce soit. Ceci dit, lors de ma seconde expérience, j’occupais la couchette du bas et je n’ai pas su quoi faire de mon sac non plus.

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Au moins dans un bus traditionnel, on peut caler son sac sous ses jambes !

Je ne suis pas grande, plus ou moins un 1m65. Mais en Asie, je dépasse d’une tête la plupart des gens. Et donc mes pieds touchaient le bout de la couchette. Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de dormir sans pouvoir relâcher vos pieds complètement mais ce n’est pas agréable du tout. En outre, le siège n’étant pas complètement incliné, la seule option possible est de dormir sur le dos ou éventuellement sur le côté. Mais cette dernière possibilité n’était pas envisageable pour moi, car mon sac-à-dos posé sur le côté m’empêchait de replier mes genoux correctement.

Dormir sur le dos, ne me gêne pas, à condition que je sois vraiment assise ou complètement allongée. Pas dans cette position intermédiaire qui faisait que je glissais jusqu’à que mes pieds rencontrent une résistance, c’est-à-dire le bout du coffre… C’est un cercle vicieux d’autant plus que les secousses du bus n’aide pas à rester en place.

Pour ne rien arranger, en bon Vietnamien, le chauffeur était un maniac du Klaxon ! Lors de mon premier voyage, je n’ai pas été trop dérangée par le bruit, je me trouvais au milieu du bus. En revanche, j’étais au premier rang la fois suivante. Mes oreilles s’en souviennent encore. En outre, le chauffeur se repose régulièrement au cours du voyage. Heureusement pour notre sécurité. Mais il allume toutes les lumières du bus à chaque escale. Pas évident de dormir d’une traite dans ces conditions.

Je dois reconnaître que j’ai eu la chance d’être placée côté fenêtre à chaque fois. J’ai pu caler ma tête et mon sac à dos contre la vitre. Je n’ose même pas imagine l’horreur si cela n’avait pas été le cas.

Une conclusion s’impose donc au regard de cette expérience que je qualifierais d’intéressante : je dors mieux dans les bus normaux que dans les sleeping bus !

 

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La robe sur mesure

Hoi An, dans le centre du Vietnam, est célèbre pour ses tailleurs. Dans le centre historique, vous ne pouvez pas les rater. Une devanture sur deux (ou presque) est dédiée aux vêtements sur-mesure.

Peut-être parce que je suis une fille, peut-être parce que je n’ai pas eu l’occasion de faire du shopping pendant longtemps, peut-être parce que c’est un passage obligé, peut-être parce que commander une robe sur mesure est une chose que je ne pourrais probablement jamais plus me permettre, peut-être parce que les prix défient toute concurrence… je me suis laissée tenter.

J’ai donc poussé la porte de la boutique de la couturière Vân, recommandée par le Routard. Je ne savais pas trop ce que je voulais, mais j’avais repéré quelques robes dans les vitrines alentours.

Je suis entrée timidement, regardant les différents modèles exposés. Mon indécision et mon incapacité a décrire correctement ce que j’avais en tête ont incité l’employée à me montrer différents patrons sur internet. Mon choix s’est arrêté sur une robe sans manche, fluide, simple. Après tout, si on ne peut pas essayer, autant jouer la sécurité et rester simple !

L’étape suivante a été le choix du tissu. Quel casse-tête. Ils étaient tous magnifiques. Et en même temps j’avais du mal à me projeter, à imaginer la robe une fois terminée. J’ai finalement opté pour le noir ainsi qu’un bleu tirant sur le violet. Oui, vous avez bien compris. J’ai craqué. J’ai commandé deux robes (même modèle mais couleur différente)… pour le prix d’une en France !

Après avoir vainement tenté de discuter sur le prix (mais j’ai quand même obtenu une petite ristourne), l’assistante de Vân a pris mes mesures, pendant que la couturière prenait des notes. Tout y est passé : de la largeur de mon cou à la distance qui sépare mes hanches de mes genoux ! Je me suis beaucoup amusée. J’avais l’impression d’être au 19ème siècle, d’appartenir à la haute société.

24 heures plus tard, je retournais essayer mes robes. Le premier jet ne m’a pas convaincue. Vân non plus. Elle m’a regardée, a réfléchi quelques secondes puis m’a proposé d’enlever le plissé de la jupe et de cintrer davantage le haut de la robe. Elle semblait tellement convaincue que j’ai acquiescé. Je n’ai pas regretté. Le lendemain, lors de l’essayage final, j’enfilais la robe que j’avais imaginé 48 heures plus tôt ! Et elle m’allait comme un gant !

Revers de la médaille : je n’ai pas intérêt à prendre ou perdre un gramme. Sinon, la robe ne m’ira plus. Eh oui, le sur mesure possède un inconvénient notable ! Si les mesures changent, le vêtement est à reprendre complètement !

La cuisine indonésienne

Voyager en Indonésie, stimule les cinq sens : la vue avec de magnifiques paysages, l’ouïe avec les concerts de klaxon, les orages qui grondent, la pluie qui tape contre les vitres, l’odorat avec les marchés qui regorgent d’épices, de fruits et légumes multicolores, de volailles, de poissons… et bien sûr le goût, avec la cuisine. S’il y avait trois choses à retenir de la cuisine indonésienne ce serait :

  1. Les épices  : même si on vous dit que non, ce sera toujours plus épicé que ce que vous mangez en France.
  2. Le riz : aussi indispensable pour eux que le pain pour nous.
  3. Et, enfin, l’huile : beaucoup de plats sont frits.

Ces bases assimilées, vous pouvez passer à table et vous régaler !

 

Communiquer en Indonésie

Sortie de Jakarta où les gens parlent à peu près tous l’anglais, les choses se compliquent sérieusement.Que ce soit pour manger, se déplacer, ou même acheter un billet de train. Alors que j’écris ces mots, une anecdote me revient en mémoire. Elle illustre bien la manière dont j’ai communiqué avec les Indonésiens tout au long de mon séjour !

Alors que je voulais rejoindre Cianjur en train depuis Bogor, j’ai dû me rendre à la gare pour acheter mon billet. Pour parer au fait que je ne pipe pas un mot d’indonésien et les guichetières pas un mot d’anglais (je suis méchante, elles parlent mieux anglais que moi indonésien) je suis arrivée à la gare armée du précis de vocabulaire de Lonely Planet, d’un carnet, sur lequel j’avais noté quelques mots/phrases utiles, et d’un stylo.

Mais au moment d’expliquer à la guichetière ce que je voulais, je me suis trouvée bête. Les mots ne sortaient pas de ma bouche. J’avais beau m’être entraînée avant d’aller à la gare, devant elle, je ne savais pas comment prononcer les mots correctement. J’étais comme paralysée. Je suis juste parvenue à articuler « Ticket Cianjur » et à lui montrer mon carnet. Le côté positif c’est que la guichetière à compris ce que je voulais. Le point négatif : elle  m’a répondu en indonésien… On s’est regardé un peu bête toutes les deux. Moi, ne comprenant rien, la guichetière ne sachant pas comment se faire comprendre. J’ai fini par lui tendre le carnet et le stylo. Elle a écrit que je devais me rendre à l’autre gare de Bogor, Statium Peladang.

Arrivée à la gare Peladang, il a fallu tout recommencer. Les choses ont été facilitées par le formulaire de réservation. Et oui pour réserver un billet de train, il faut remplir un formulaire avant de faire la queue au guichet. D’une certaine manière c’est plus pratique et plus rapide pour les guichetiers. Mais aussi pour moi car, ledit formulaire est… bilingue indonésien/anglais. Hourra !

Alors que j’attendais dans la queue, un policier m’a demandé si je voyageais pour le travail. J’ai répondu non d’un signe de tête, avant d’ajouter « Holiday ». Il a jeté un œil à mon formulaire avant de hocher la tête. J’avais donc tout rempli correctement. Ouf !

Lorsque mon tour est venu, le policier et son collègue se sont postés à côté de moi. Ils semblaient se moquer de la pauvre guichetière qui se débattait avec son anglais alors que moi je me débattais avec mon carnet. Tant bien que mal, et avec l’aide des policiers, elle a réussi à m’expliquer qu’elle me vendait un ticket pour Sukabumi et que de Sukabumi, il faudrait que je rachète un ticket pour Cianjur… Elle m’a ensuite demandé mon passeport. Et là… panique ! J’avais laissé mon passeport à mon hôtel ! Mais les policiers (morts de rire) et la guichetière (adorable) se sont montré compréhensifs et ont accepté mon permis de conduire.

Vivre à l’indonésienne

Partout en Indonésie, du moins sur Java, il y a la possibilité de loger chez l’habitant. Cianjur, une petite ville entre Jakarta et Bandung, est très réputée pour ce type de séjours. J’ai donc voulu tenter l’expérience. Une fois n’est pas coutume, je ne suis pas passée par les adresses recommandées par mon guide. Je me suis fiée à Trip Advisor, où j’ai trouvé Bule homestay. Bule, en indonésien signifie Occidental(e), Occidentaux. C’est notre surnom, à nous, les touristes qui venons de l’Ouest.

J’ai eu beaucoup de doutes au départ sur mon choix. Il faut dire que ce n’est pas mon genre d’aller vivre chez un parfait inconnu avec qui je n’ai échangé que quelques mails. Par ailleurs, Bule homestay n’avait que deux avis sur Trip Advisor mais un site Internet très attractif. Cependant, les trois jours que j’ai passés en compagnie de Kus et de ses amis m’ont vite détrompés.

Kus, à la tête du Bule Homestay, a tout fait pour me mettre à l’aise. Comme il monte tout juste son entreprise, il s’est installé chez sa mère. Il m’a cédé sa chambre. Une pièce simple avec un grand lit, une moustiquaire et un ventilateur. Que demande le peuple ? La salle de bain, commune à tous, était typiquement indonésienne, sans lavabo, sans cabine de douche. Pour être plus claire : vous avez les toilettes dans le coin droit et dans le coin gauche le pommeau de douche. Une petite pente draine l’eau parterre pour qu’elle s’évacue via une grille incrustée dans le sol.

Kus avait eu la gentille attention de mettre du papier toilette dans la salle de bain. Mais il y avait aussi la douchette dont les Indonésiens se servent pour se laver le popotin. Grand luxe, les toilettes étaient à l’occidentale et équipés d’une chasse d’eau. Car au cours de mon périple javanais, il m’est arrivé d’avoir une chasse d’eau « manuelle » (un seau et un robinet).

J’ai visité les environs de Cianjur à l’indonésienne, sur une mobylette. Rien de mieux pour éviter les embouteillages. Si au départ je n’étais pas très à l’aise, j’ai fini par m’habituer. Et il faut reconnaitre que c’est vraiment très très pratique.

Tous les repas étaient 100 % locaux, soit cuisinés par la mère de Kus soit achetés dans la rue. Délicieux ! Et même si, à chaque fois on me fournissait la fourchette et la cuillère (point de couteau en Indonésie…) j’ai fait comme eux, j’ai mangé avec mes doigts.

Très prévenant, Kus m’a fourni une liste des mots et expressions indonésiennes dont je pourrais avoir besoin lors de mon séjour. La rumeur prétend que si on baragouine deux trois mots d’indonésiens, c’est plus facile de marchander !

Cependant, s’il y a une chose que j’ai regretté c’est de ne pas avoir pu prendre mes repas avec Kus et sa famille. Ce qui est un peu dommage. Et en même temps, je ne parle pas indonésien et eux ne parlent pas (ou très peu) anglais. Néanmoins, pendant les excursions et après le diner, j’ai discuté avec Kus et ses amis.

J’ai notamment parlé avec un professeur d’anglais. Il était un brin conservateur. Il avait du mal avec nos mœurs occidentales surtout avec le concubinage et la société de consommation. Il ne comprenait pas pourquoi la religion n’est pas (plus) aussi importante dans nos sociétés. Discussion compliquée mais intéressante.

Je serais bien incapable de dire si les autres amis de Kus partageaient ce point de vue, car  ils étaient plus timides, ils n’osaient pas trop parler. En réalité, j’étais un peu le professeur d’anglais. Je devais faire la conversation pour les aider à pratiquer et améliorer leur anglais. L’objectif de Kus étant de développer progressivement son entreprise en s’appuyant sur l’aide de ses amis. Car il a des rêves plein la tête Kus. Il se voit déjà à la tête d’un complexe hôtelier de luxe. C’est tout le mal que je lui souhaite…

 

 

Le cacafé

Non, non, je ne me suis pas trompée (une fois n’est pas coutume !) en écrivant le titre de cet article.

Ce magnifique café, que les Indonésiens servent avec du sucre et de la crème (ou du lait) est le café luwak. Son « invention » si l’on peut dire remonte à l’époque de la colonisation néerlandaise.

Les Néerlandais refusant de partager les secrets de la fabrication du café avec les Indonésiens (et encore moins de leur en donner une tasse), ces derniers ne pouvaient rien faire des graines de café non torréfiés. Ils les utilisaient donc pour nourrir les animaux domestiques, notamment les chats musqués (ou civette asiatique).

Un jour, un Indonésien a réalisé que les civettes rejetaient le café sans l’avoir complètement digéré. Il a donc eu l’idée de récupérer les grains de café, de les moudres pour en faire du café.

Aujourd’hui, le café luwak, qui provient donc des excréments de la civette musqué, est l’un des plus cher au monde. Et, je vous assure que c’est délicieux !

 

Le réveil au son du muezzin

L’Indonésie est un pays à majorité musulmane. Et qui dit Islam, dit appel à la prière. 5 fois par jour. Dans la journée, pas de souci. C’est peu comme de vivre à côté d’une gare. On s’habitue au bruit avec le temps et on y prête plus attention. Le matin en revanche…

Le premier appel a généralement lieu avant le lever du soleil, à quatre heures du matin. La première fois que je l’ai entendu j’étais à Bogor et la mosquée la plus proche se trouvait à deux bons pâtés de maison. C’est vous dire si l’appel du Muezzin porte ! Encore ensommeillée, je me suis demandée ce qu’il se passait avant de me souvenir où je me trouvais. Inutile de vous dire que je n’ai pas réussi à me rendormir. Mais, ce jour-là ça m’était égal, je trouvais ça marrant et relativement mélodieux.

Et puis les jours suivants, j’ai commencé à trouver le réveil à quatre heures du matin, beaucoup beaucoup moins drôle. Fatiguant plutôt voire irritant…

Mais finalement c’est comme tout. A la fin de mon séjour, j’étais toujours réveillée par l’appel mais j’arrivais à me rendormir. C’était quelque chose de lointain que j’intégrais à mon rêve. Peut-être que si j’étais restée plus longtemps, j’aurais fini par ne plus l’entendre du tout, qui sait !

Le marchandage

Qui dit Asie, dit marchandage… Mais moi, je ne suis pas très à l’aise avec ce genre de procédé. Et pourtant, cela fait partie de la culture, du jeu. Et, comme dit le proverbe : « A Rome, fais comme les Romains ». Sauf que ce serait plus facile d’être à Rome ! Encore que je ne parle pas plus l’italien que je ne parle l’indonésien !

Oui car pour marchander, c’est toujours plus facile de pouvoir s’exprimer dans la langue du pays. Enfin, c’est mon avis. En Équateur (car je sais que d’une façon ou d’une autre vous vous poserez la question) je n’ai pas eu à marchander car je n’ai jamais acheté de souvenirs et, sur les marchés, les gens me proposaient toujours des prix raisonnables. Sans compter que pour les excursions, les prix étaient fixes.

Mais, ici, en Indonésie, si je veux manger, il va falloir apprendre à marchander (et accessoirement apprendre le nom et le contenu des plats que je mange… mais c’est une autre histoire). J’ai eu ma première expérience de marchandage à Bogor, sur le marché. Je voulait acheter une poignée de red fruits.

Je me suis approchée d’un étal dont les fruits me paraissaient beaux. Lorsque j’ai demandé le prix, le marchand n’a pas compris (ou alors il a fait semblant de ne pas comprendre…). Je lui ai fait le signe de l’argent avec mes mains en pointant les fruits. Il s’est mis à parler très vite, à me montrer un chiffre avec ses mains, mais je ne voyais pas à quel montant cela correspondait. Devant mon air perplexe, il a sortit des billets. Il me demandait 60000 roupies (environ 4 euros). Oui une broutille, mais moi je ne voulais que quelques red fruits, pas un sac entier. Je lui ai montré 3000 roupies. Avec le marchand d’à côté, ils se sont regardés et ont explosé de rire. J’ai fait mine de partir. Tous les autres maraîchers se sont mis a me proposer des prix. Rien en dessous de 10000 et quand je montrais le billet de 5000, ils riaient et disaient non.

Et puis, l’un d’entre eux a eu pitié de moi. Il m’a fait signe de venir, qu’il acceptait mon prix. Après tout, un sou est un sou. Il m’a tendu un sac pour que je me serve. J’ai pris une petite poignée de fruits, et alors que je m’apprêtais à partir, il m’a regardé avec de grands yeux étonnés. Il a pris le sac et l’a montré à tous les autres l’air de dire, et toc. Puis il s’est mis à remplir le sac. Je l’ai vite arrêté, à sa grande surprise.

Sa réaction m’a bien prouvé que j’avais eu raison d’insister, que les autres voulaient me faire payer beaucoup plus que le prix « normal ». Ceci étant dit, 50000 roupies ne représentent pas grand chose, environ 3,5 euros. Mais 50000 roupies, c’était aussi le prix de mon billet de train en première classe pour Sukabumi. Vous imaginez payer 2 pommes au prix d’un billet de la SNCF ?

Les sentiers de randonnées de Wellington

Enfin, pas tous. Car il faut bien avouer que Wellington est un peu le paradis des marcheurs. Il y a de multiples randonnées accessibles à pieds, en bus, train ou même en ferries depuis le centre-ville. Ça me change de tous ces endroits où la voiture est indispensable.
Profitant du soleil et de mon (long) séjour, j’ai visité la ville du nord au sud, d’est en ouest !
Sur les 16 sentiers principaux, sans compter les bifurcations, ni les visites guidées à thèmes, j’ai fait six randonnées d’une durée de 1 heures à 6 heures, entre 5 à 16 kilomètres (sans compter les distances pour aller au début de la balade ni pour rejoindre le centre ville).

J’ai eu l’occasion de voir la ville sous toutes les coutures. Je me suis promenée dans plus de parcs que je ne saurais le dire : Polhill réserve, Trelissick park, Tawa Tawa réserve, Maccalister park, Central park… J’ai gravi les monts Victoria, Albert, Alfred, Ahumairang… J’ai vu le détroit de Cook, et l’île sud, car le temps était vraiment dégagé. Je suis allée jusqu’à la côte Nord et puis jusqu’à la côte sud, j’ai longé la baie… En un mot (non, six pour être exacte) je me suis dérouillée les jambes !

Tout en marchant, je n’ai pas pu manquer de constater, qu’à l’image du reste du pays, la capitale essaie de préserver ce qui reste du « bush » originel. Depuis l’arrivée des colons, la faune néo-zélandaise a beaucoup souffert de la déforestation. Elle ne recouvre aujourd’hui plus que 25 % du territoire. Pour survivre, les hommes avaient besoin d’espaces pour s’installer, cultiver la terre, élever du bétail…

Aujourd’hui, le gouvernement essaye de faire machine arrière et Wellington montre l’exemple : préserver ce qui peut l’être, régénérer et replanter des pends entiers de faune endémique. Mais est-ce encore possible ? Avec toutes ces espèces animales introduites (chèvre, rat, opossum) ? Avec ces forêts de pins exploitées à des fins commerciales qui épuisent le sol ?

Honnêtement, je n’en sais rien. Je ne me suis pas penchée sur la question pour avoir une vision objective et précise. Mais je me dis que tous ces programmes, c’est déjà mieux que rien…

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