Hoi An, dans le centre du Vietnam, est célèbre pour ses tailleurs. Dans le centre historique, vous ne pouvez pas les rater. Une devanture sur deux (ou presque) est dédiée aux vêtements sur-mesure.

Peut-être parce que je suis une fille, peut-être parce que je n’ai pas eu l’occasion de faire du shopping pendant longtemps, peut-être parce que c’est un passage obligé, peut-être parce que commander une robe sur mesure est une chose que je ne pourrais probablement jamais plus me permettre, peut-être parce que les prix défient toute concurrence… je me suis laissée tenter.

J’ai donc poussé la porte de la boutique de la couturière Vân, recommandée par le Routard. Je ne savais pas trop ce que je voulais, mais j’avais repéré quelques robes dans les vitrines alentours.

Je suis entrée timidement, regardant les différents modèles exposés. Mon indécision et mon incapacité a décrire correctement ce que j’avais en tête ont incité l’employée à me montrer différents patrons sur internet. Mon choix s’est arrêté sur une robe sans manche, fluide, simple. Après tout, si on ne peut pas essayer, autant jouer la sécurité et rester simple !

L’étape suivante a été le choix du tissu. Quel casse-tête. Ils étaient tous magnifiques. Et en même temps j’avais du mal à me projeter, à imaginer la robe une fois terminée. J’ai finalement opté pour le noir ainsi qu’un bleu tirant sur le violet. Oui, vous avez bien compris. J’ai craqué. J’ai commandé deux robes (même modèle mais couleur différente)… pour le prix d’une en France !

Après avoir vainement tenté de discuter sur le prix (mais j’ai quand même obtenu une petite ristourne), l’assistante de Vân a pris mes mesures, pendant que la couturière prenait des notes. Tout y est passé : de la largeur de mon cou à la distance qui sépare mes hanches de mes genoux ! Je me suis beaucoup amusée. J’avais l’impression d’être au 19ème siècle, d’appartenir à la haute société.

24 heures plus tard, je retournais essayer mes robes. Le premier jet ne m’a pas convaincue. Vân non plus. Elle m’a regardée, a réfléchi quelques secondes puis m’a proposé d’enlever le plissé de la jupe et de cintrer davantage le haut de la robe. Elle semblait tellement convaincue que j’ai acquiescé. Je n’ai pas regretté. Le lendemain, lors de l’essayage final, j’enfilais la robe que j’avais imaginé 48 heures plus tôt ! Et elle m’allait comme un gant !

Revers de la médaille : je n’ai pas intérêt à prendre ou perdre un gramme. Sinon, la robe ne m’ira plus. Eh oui, le sur mesure possède un inconvénient notable ! Si les mesures changent, le vêtement est à reprendre complètement !

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