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Histoires d'un tour du monde

Mon voyage en solo

Mois

avril 2016

Van Phuc, village de la soie

Complétant la visite du quartier des 36 corporations, les villages de métiers se trouvent dans la périphérie de Hanoï. Au nombre de 600, ils formaient une sorte de réseau industriel artisanal. Chacun d’entre eux avait sa spécialité. Aujourd’hui, ils continuent de produire et vendre sur place. Et, comme autrefois, ils seraient encore en relation avec une rue du vieux quartier de la capitale dont les échoppes leur servent de vitrine en ville.

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Nous avons souhaité visiter Van Phuc, le village de la soie. Quelle expédition ! Nous n’avons eu aucun mal à trouver le bus qui nous amènerait à bon port. Mais nous nous sommes laissées berner par le Guide du routard qui indiquait le mauvais arrêt de bus pour descendre. Nous avons donc dû marcher 4 kilomètres pour rejoindre le village.

Ensuite, nous sommes entrées par la mauvaise porte. Il y en a deux, ce que nous ne savions pas. Et, évidemment, nous sommes passée par celle qui était la plus éloignée du cœur du village. Mais à force de persévérance, nous avons finalement réussi à voir ce que nous voulions : le village, les boutiques et les ateliers de fabrication !

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Croisière sur la baie d’Halong

Quand on évoque le Vietnam, on pense immédiatement à la baie d’Halong. Située au large de la côte nord-est, elle est célèbre pour ses formations rocheuses grandioses . J’y ai fait une croisière de deux jours et une nuit. Tant qu’à visiter, autant le faire bien !

Inutile de préciser que la baie est envahie par les bateaux de croisière et par les touristes. Et pourtant, la magie du lieu opère toujours. Car dès que la jonque quitte le port, elle s’enfonce dans le golf du tonkin entourée de ces roches appelées « pains de sucre ». Et, rapidement, les autres bateaux s’éloignent, disparaissent, à moins qu’on n’y prête plus attention, fasciné par le paysage qui nous entoure.

Naviguer sur la baie d’Halong m’a donné l’impression d’être entrée dans une carte postale ou un livre  de photos. Ce jour là, j’ai ressenti ce que j’avais ressenti sur l’île de Pâques : un sentiment d’émerveillement tinté d’incrédulité. J’avais du mal à réaliser que je me trouvais bien sur une jonque au milieu de la baie d’Halong. Et pourtant…

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Hanoï, les incontournables

Impossible de visiter Hanoï sans jeter un œil au Palais présidentiel, ni passer devant le mausolée d’Hô Chi Minh qui se trouve juste à côté !

En poursuivant notre chemin, et en suivant la foule des touristes, nous voilà arrivées devant la pagode du Pilier unique. Peut-être la pagode la plus célèbre du pays. Pour la petite histoire, ce pagodon aurait été édifié par le roi Ly Thai To en l’honneur de la déesse Quan Am, qui l’aida à avoir un fils.

A quelques encablures de là, protégé par un large mur d’enceinte se trouve le magnifique temple de la littérature. Une oasis de verdure et de calme bienvenue au cœur d’Hanoi ! Construit au XIème siècle, il est dédié au culte de Confucius. Première université du Vietnam, le temple accueillit, dans un premier temps, les princes et les enfants des mandarins puis tout élève ayant réussi les quatre étapes du concours d’entrée. Ils y étudiaient la pensée et la morale confucéenne.

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Achevons ce tour des incontournables de la capitale par la découverte de la citadelle. Il n’en reste plus grand chose malheureusement. Les bâtiments ont été détruits par les Français qui ont installé leur caserne sur le site à la fin du XIXème siècle. Au sous-sol, on peut également visiter le bunker qui a servi de poste de commandement à l’armée nord vietnamienne dans les années 1970.

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Le lac, la tortue et l’épée magique

Il était une fois, un pauvre pêcheur qui s’appelait Le Loï. Un jour, alors que son royaume était menacé par le peuple Ming, une tortue sacrée vint à lui et lui remit une épée. Dotée de pouvoir magique, l’arme devait l’aider à repousser l’envahisseur. Une dizaine d’années passèrent au cours desquelles Le Loï mena et gagna de nombreuses batailles pour défendre son pays.

Fort de ses succès militaires, Le Loï fut sacré roi. Un jour, alors qu’il se promenait sur les rives d’un lac, le souverain vit de nouveau apparaître la tortue sacrée. L’ennemi chinois étant vaincu, elle lui réclama l’épée et plongea avec dans les profondeurs du plan d’eau. Toutes deux y reposent encore à ce jour. Certains racontent même qu’ils ont vu la tortue sacrée nager dans le lac, qu’on appelle désormais Hoan Kiem, « l’épée restituée ».

 

Hanoi et les 36 corporations

Mon séjour au Vietnam a débuté à Hanoï, la capitale. En cette fin mars, le temps n’était pas au beau fixe. Néanmoins, les températures étaient relativement douces et j’ai trouvé que la brume ajoutait au charme de la ville.

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Avec ma sœur, qui m’a rejoint pour une petite dizaine de jours, nous avons commencé notre découverte de la ville en déambulant dans le quartier des 36 corporations, dont la création remonte au 15ème siècle. Des dizaines de rues animées jours et nuits représentaient (et encore aujourd’hui pour certaines) une spécialité professionnelle.

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Entre les tuk-tuk, les scooters, les piétons, les étals des magasins, les restaurants ou encore les marchandes ambulantes, pas évident de se promener tranquillement (et sans se faire renverser) dans ce quartier pour le moins atypique. Mais cette vitalité est aussi ce qui lui donne tout son charme !

Conduire en Asie

Voilà plus de deux mois que je visite l’Asie, plus précisément, l’Asie du Sud-est. Il est donc temps que je consacre un billet à la conduite des asiatiques. Car, que ce soit en Indonésie, au Cambodge ou au Vietnam, force est de constater que tous suivent la même règle : le plus gros s’impose. Le bus sur la voiture, la voiture sur le scooter, le scooter sur le vélo et les piétons, le vélo sur les piétons.

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Les scooters sont tellement nombreux en Asie qu’on a l’impression d’assister à des rallyes !

Si ces pays suivent, en théorie, le même code de la route que nous, Occidentaux, il n’en n’est rien dans la pratique. Pour eux, le code de la route s’apparente davantage à des recommandations qu’à des règles contraignantes. Les feux rouges sont là pour faire de joli tout comme les passages piétons… les lignes continues, je n’en parle même pas.

Quant au sens de la conduite, c’est bien simple, quand je suis arrivée au Cambodge j’ai eu du mal à comprendre de quel côté ils conduisaient. Et pour cause, les Cambodgiens roulent au milieu. Ils se rangent éventuellement à droite lorsqu’un  véhicule vient en face. Je peux vous assurer que pour reprendre ses repères après trois mois dans des pays qui roulent à gauche, ce n’est pas évident !

Au Vietnam, ils roulent a peu près à droite, mais ils ont un problème avec la notion de contresens. Les scooters surtout. Après tout, pourquoi s’embêter à traverser la route pour se placer du bon côté quand on doit faire 500 mètres ? Et encore, quand ils ne roulent pas carrément sur le trottoir. Ce n’est pas vraiment autorisé mais c’est tellement plus facile !

Au milieu de cette jungle urbaine, où les voitures et les scooters ont remplacé les animaux, le klaxon s’est substitué à leur cris. De cinq heures du matin à plus de dix heures de soir, dans les rues d’Asie du sud-est, c’est une symphonie de klaxon. Car le klaxon est très utile pour prévenir les autres usagers de la route que l’on arrive et qu’ils doivent se pousser pour vous laisser passer.

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Un feu piéton défectueux, mais qui résume bien le code de la route asiatique !

Alors quand vous êtes piéton, pour survivre, il faut avoir les yeux partout. L’Indonésie est probablement le pays le plus dangereux car les trottoirs y sont pour ainsi dire inexistants. Cependant,  au Vietnam, même si vous traversez sur un passage piéton, et même si le feu piéton est vert, les conducteurs ne s’arrêteront pas. Ils ne ralentiront même pas. Ils vous contourneront en klaxonnant biensûr. C’est effrayant au début, mais c’est un coup à prendre.

Aider les Cambodgiens ?

Au cours de mon voyage au Cambodge, j’ai eu l’occasion d’en apprendre plus sur l’histoire terrible de ce magnifique pays. Histoire qui a provoqué la situation dans laquelle le pays se trouve aujourd’hui. Les Khmer l’ont complètement ruiné tant sur le plan économique que culturel. L’occupation américaine a dollarisé l’économie et tiré le niveau de vie à la hausse, alors même que les conditions de vie, l’éducation, l’emploi et les salaires des Cambodgiens ne suivaient pas. Et aujourd’hui, la corruption gangrène l’Etat à la tête duquel se trouve un ancien Khmer rouge qui ne fait pas grand chose pour son pays.

J’ai vraiment été très étonnée, et c’est peut-être naïf de ma part, d’apprendre que la plupart des travaux de rénovation que ce soit les lieux culturels ou les infrastructures, sont entrepris par les gouvernements étrangers en tête desquels la Chine. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne trouve pas cette situation très saine. Et en même temps, si le gouvernement ne fait rien ? Que faire ? Laisser les Cambodgiens dans leur misère ?

Heureusement, petit-à-petit, des locaux se mobilisent pour mettre en place des programmes d’aide aux jeunes. Il s’agit de les inciter à poursuivre leurs études, de les aider à s’insérer dans l’emploi. Il s’agit, en un mot, de créer l’élite de demain afin qu’elle puisse se réapproprier son pays.

Ainsi, un peu partout dans le pays, les écoles de cuisine et hôtelières ont ouvert des restaurants et des hôtels pour permettre aux jeunes de mettre en pratique la théorie acquise en cours et les confronter à la réalité du monde professionnel. Il existe également des agences touristiques comme Butterfly Tour qui offrent aux jeunes un petit job pour qu’ils puissent gagner de l’argent tout en poursuivant leurs études. D’autres comme Buffalo Trails mettent en place des excursions impliquant les communautés locales. Les guides sont des locaux, une partie de l’argent est reversée aux familles ou alimente des programmes d’amélioration des conditions de vie des Cambodgiens.

Dès que j’ai pu, j’ai dormi dans ces hôtels, mangé dans ces restaurants, réservé ces excursions. Cela coûte parfois un peu plus cher, mais je n’ai jamais été déçue de la qualité des services proposés. Et puis le coût de la vie au Cambodge est tellement dérisoire, que je pouvais me permettre de dépenser un peu plus « pour la bonne cause ».

Certes, ces initiatives sont à double tranchant. Elles créent une dynamique favorable pour les jeunes et en même temps, elles les orientent tous vers le tourisme. Quid de l’agriculture ? De l’artisanat traditionnel ? Des sciences ? De la recherche ? Tous les jeunes avec qui j’ai eu l’occasion de discuter n’ont qu’un rêve : ouvrir leur propre agence de tourisme et leur hôtel « resort ». Qui peut les blâmer, puisque c’est apparemment là que se trouve l’argent.

Je ne sais pas l’usage qui sera fait de ma « contribution » à ce système. J’ose espérer qu’il favorisera l’évolution des choses, dans le bon sens. Aidera les Cambodgiens a reprendre en main le destin de leur pays. Et même si ce n’est pas vraiment le cas, si c’est naïf de ma part, je préfère penser qu’il est allé aux locaux plutôt qu’aux hommes et femmes d’affaires européens, chinois, voire vietnamiens, qui ont vu au Cambodge l’opportunité de faire du business facilement sur le dos d’un pays qui peine à se reconstruire.

Sous le charme de Kampot

La ville qui m’a le plus séduite au Cambodge est probablement Kampot. J’ai pourtant hésité à faire cette dernière escale. Car depuis Kratié, je suis descendue sur Phnom Penh, y ai passé la nuit avant de reprendre le bus le lendemain matin, tôt, direction Kampot. Beaucoup de trajet pour finalement ne rester qu’une seule journée sur place. Je n’ai toutefois pas regretté ma décision. Le charme de Kampot a opéré immédiatement.

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Satisfaite de ma première expérience avec Butterfly Tour, j’ai décidé de les solliciter à nouveau pour visiter les alentours de Kampot. Je souhaitait notamment visiter des champs de poivre. Car, peut-être l’ignorez-vous, mais Kampot est célèbre dans le monde entier, pour son poivre !

Me voici donc partie en moto avec Sam Ath, mon guide et le fondateur de Butterfly/Kampot. A la base, l’excursion nécessitait de conduire un scooter. Cependant, je n’avais (et n’ai toujours) pas les compétences requises. Sam Ath a donc accepté d’être mon chauffeur en plus de mon guide !

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Koh Prong et les environs de Kratié

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Koh Prong, est une petite île au large de Kratié. Par beaucoup d’aspects, elle ressemble à Koh Paen. Elle a été préservée du bétonnage, les gens y vivent de l’agriculture et de la pèche. La vie s’écoule tranquillement, loin de l’agitation de la ville. Mais l’île est plus petite que Koh Paen, et beaucoup plus « touristique » dans le sens, où les hébergements et restaurants sont plus nombreux. Avec Marine, nous avons loué des vélos pour découvrir Koh Prong, ses plages, ses temples, son village flottant, ses maisons typiques…

Pour rejoindre l’île nous avons pris le ferry. Un bateau en bois relativement vieux, mais suffisamment solide pour supporter le poids des passagers, de leurs vélos et même de scooter. Impressionnant.

Nous avons pris notre temps pour parcourir le sentier principal de l’île, long de 9 kilomètres. Nous nous sommes arrêtées pique-niquer un long moment sur la plage. En fin d’après-midi, de retour à Kratié, nous avons une nouvelle fois enfourché nos vélos et sommes parties nous perdre dans la campagne alentour. Nous avons conclu cette paisible journée avec un nouveau coucher de soleil que nous avons pu admirer depuis la promenade de Kratié. Ca ne valait pas celui de la veille, mais c’était joli quand même.

 

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