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Histoires d'un tour du monde

Mon voyage en solo

Mois

février 2016

Jour de marchés

J’ai passé la première partie de mon séjour à Hong Kong, dans le quartier de Kowloon. Ce quartier est l’endroit idéal pour faire du shopping. On y trouve des centres commerciaux tous les 500 mètres mais aussi des marchés. Toutes sortes de marchés :

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Bonne année lunaire !

Arrivée le 19 février à Hong Kong, j’ai eu la chance de voir la ville pendant le nouvel an chinois. Enfin en partie. Car le nouvel an chinois était le 8 février. Mais, heureusement pour moi, les festivités se prolongent au-delà de cette date, tout au long du mois de février.

La ville s’est parée de rouge et d’or (et de rose aussi car les fleurs des wishing trees sont roses). Et 2016 étant l’année du singe, une colonie de primates a envahit la ville. Je me croirais presque dans la planète des singes, sauf que ceux-ci sont vraiment trop mignons !

Les Hongkongais se rendent dans les temples pour prier et s’assurer la bonne fortune pour l’année qui vient. Ils déposent notamment des messages cachés dans les arbres à vœux (wishing trees). Certains consultent même des diseurs de bonne aventure. La ville organise un son et lumières en 3D. Et j’ai eu la chance d’assister au carnaval des lanternes avec des lanternes, évidemment, des chants et des danses traditionnels !

Bref Hong Kong est en fête et sa bonne humeur est contagieuse !

 

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A la croisée de l’orient et de l’occident

Mon arrivée à Hong Kong m’a offert une pause dans mon voyage en Asie du Sud Est, entre l’Indonésie et le Cambodge. Car ici, c’est la ville. La rencontre avec l’occident. Avec les gens qui sont mal aimables, qui font la tête. Avec le métro, le bus, les ferries, les centres commerciaux à chaque coins de rue, les grattes-ciel qui vous donnent le vertige !

Et puis c’est l’Asie aussi avec ses stands de rue, les gens qui vous racolent dans la rue pour un hôtel, un massage, un restaurant… Avec les temples bouddhistes, taoistes, avec les marchés, les villages anciens fortifiés, le nouvel an lunaire !

Bref une nouvelle facette de l’Asie dépaysante et familière à la fois !

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20 jours en Indonésie

20 jours. E n tout et pour tout, je suis restée 20 jours en Indonésie, plus précisément sur l’île de Java. J’aurais très bien pu faire comme tout le monde, de Java aller directement à Jogjakarta puis rejoindre Bali.

Mais comme toujours, je me suis laissée entraîner par mon guide qui me vantait les mérites de Cianjur, de Pangandaran, du plateau de Dieng… Parce que, quoi qu’on en dise, Java mérite le détour. Et je sais de quoi je parle puisque j’y ai passé presque trois semaines et que je n’ai pas réussi à voir tout ce que je voulais voir ! Le temps (les jours) m’a manqué et le temps (la pluie) n’a pas toujours joué en ma faveur.

Ce séjour en Indonésie marque la troisième étape de mon voyage, le début de la fin. Et en même temps, c’était une grande première : ma première fois en Indonésie, ma première fois dans un pays dont je ne parle pas la langue, ma première fois sur un scooter, ma première fois en Asie !

S’il y a bien une chose que je retiendrai de cette étape, c’est la bonne humeur des Indonésiens. Ils sont toujours souriants, ils ont toujours le mot pour rire. Ils vivent, pour certain avec rien, mais ils s’en contentent, ils prennent la vie comme elle vient, sans se prendre la tête.  Une vraie leçon ! S’il fallait continuer, je parlerai aussi des rizières, de la jungle, des montagnes, des levers de soleil, de la plage, de la nourriture, des temples…

J’ai donc quitté ce pays avec un gout d’inachevé et quelques regrets. Le regret de ne pas rester plus longtemps, comme pour les autres destinations. Le regret de n’avoir pas escaladé le Mont Bromo, de ne pas avoir vu les plages de Bali, ni les reptiles de Komodo… Pourquoi, alors que je suis restée plus d’un mois dans tous les autres pays (sauf en Polynésie, mais bon, c’est la Polynésie…), j’ai écourté mon  séjour en Indonésie ? Cet archipel magnifique, qui compte plus de 17000 îles et dont les habitants sont vraiment, accueillants, abordables, souriants, adorables…

Peut-être que j’avais peur de l’inconnu. Peut-être qu’inconsciemment, je me doutais qu’après deux semaines, je serai fatiguée… Car, oui, ces 20 jours m’ont épuisée ! D’une part à cause de la chaleur étouffante, humide qui règne lors de la saison des pluies. D’autre part parce que j’ai beaucoup de mal à accepter de ne pas comprendre et d’avoir des difficultés à me faire comprendre ! Ca me stresse ! D’ailleurs, j’ai rapidement appris quelques mots d’indonésien pour essayer de communiquer :

  1. Nama saya Béatrice (Je m’appelle Béatrice),
  2. Halo (bonjour)
  3. Maaf (désolée)
  4. permisi (excusez-moi)
  5. ya (oui),
  6. tidak (non),
  7. saya mau ke Jojakarta (je veux aller à Jojakarta),
  8. berapa (combien),
  9. nasi (riz),
  10. bis (bus),
  11. hati hati (attention),
  12. dilarang (interdit),
  13. terima kasih (merci),
  14. dadah (au revoir),
  15. Perancis (France)…

Enfin, les sollicitations permanentes, parfois insistantes : pour prendre un tuktuk, pour acheter du batik, pour poser sur la photo…  sont, disons, étouffant ! Bien sûr, c’est leur manière de gagner leur vie, ça fait parti de leur culture, de leur mode de vie… A moi de m’adapter, de les respecter. C’est ce que j’ai essayé de faire. Au début, je me suis prêtée au jeu, et puis un peu moins par la suite… la fatigue et la lassitude prenant le pas sur l’ouverture d’esprit.

Rétrospectivement, c’est dommage. Cette attitude m’a certainement empêché de profiter pleinement de mon séjour en Indonésie. Tout du moins de la fin. Cela dit, j’ai appris de mes erreurs. Et, aujourd’hui, à Hong Kong, en Chine, il y a certaines choses qui me font sortir de mes gonds mais j’essaie de relativiser, de rester ouverte. Je suis l’étrangère, c’est à moi de m’adapter à leur mode de vie, à leurs coutumes. Après tout, si je voyage, c’est aussi pour ca ! Sortir de ma zone de confort, découvrir de nouvelles cultures, m’en enrichir. Maintenant, il n’y a plus qu’à !

 

Sur les bancs de l’école

Lors de mon séjour à Cianjur, j’ai eu la chance de passer quelques heures dans un lycée de campagne.  A une heure de route de la ville. C’est là que l’un des amis de Kus est professeur d’anglais. Ce jour-là, un vendredi, était un peu particulier car il s’agit d’un jour religieux important, l’équivalent du dimanche dans la chrétienté. Il est donc impensable de manquer la prière du midi et les cours finissent plus tôt.

Inutile de vous dire que la venue de deux occidentales (moi et une américaine) n’a pas aidé les jeunes à se concentrer. Tout ce qu’ils voulaient, c’était prendre des photos avec nous. Sans compter que le professeur n’avait rien préparé de particulier pour notre venue. Il voulait qu’on parle avec les élèves mais il ne jouait pas vraiment son rôle d’intermédiaire.

A défaut d’avoir beaucoup parlé (soyons honnête, je ne suis pas très à l’aise avec les adolescents), j’ai beaucoup observé. Ce qui m’a marqué, c’est le peu de filles qu’il y avait dans les deux classes que nous avons visitées (l’équivalent de la 1ère et de la Tale). Sur une trentaine d’élèves au total, il devait y en avoir 3… Alors même que dans les niveaux inférieurs, elles étaient beaucoup plus nombreuses…

Par ailleurs, pas de livres, ni de trousses sur les bureaux. Juste un cahier, un crayon et les polycopiés distribués par le professeur. Je ne sais pas si c’était à cause de nous, où si c’est toujours le cas, mais les élèves étaient dissipés. Certains participaient, d’autres pas du tout, trop absorbés par leur propre conversation. Néanmoins, ils ne perturbaient pas la leçon. Quand le professeur essayait de les intégrer au cours, ils se laissaient faire cinq minutes, par respect pour leur enseignant je pense, avant de décrocher de nouveau.

Car, même si les Indonésiens ont conscience de l’importance des études (en tout cas c’est l’impression que j’ai eu) et de l’importance de parler anglais, peu poursuivront un cursus universitaire. C’est ce que nous a confirmé le professeur. La majorité de ses élèves préfèreront trouver un travail pour gagner de l’argent.

 

 

La chasse aux papillons

A l’instar de l’Equateur, l’Indonésie possède un nombre de papillons au mètre carré assez impressionnant. Ils sont peut-être moins gros que leurs compatriotes équatoriens, mais ils sont tout aussi beaux ! Et, ce qui ne gâche rien, ils se laissent prendre en photo ! Tout au long de mon séjour en Indonésie, je les ai mitraillés dès que j’en ai eu l’occasion… Pour la petite histoire, Gus, mon hôte à Cianjur, m’a expliqué que si le papillon prend la pose, cela porte chance au photographe ! Espérons que ce soit vrai !

La cuisine indonésienne

Voyager en Indonésie, stimule les cinq sens : la vue avec de magnifiques paysages, l’ouïe avec les concerts de klaxon, les orages qui grondent, la pluie qui tape contre les vitres, l’odorat avec les marchés qui regorgent d’épices, de fruits et légumes multicolores, de volailles, de poissons… et bien sûr le goût, avec la cuisine. S’il y avait trois choses à retenir de la cuisine indonésienne ce serait :

  1. Les épices  : même si on vous dit que non, ce sera toujours plus épicé que ce que vous mangez en France.
  2. Le riz : aussi indispensable pour eux que le pain pour nous.
  3. Et, enfin, l’huile : beaucoup de plats sont frits.

Ces bases assimilées, vous pouvez passer à table et vous régaler !

 

Communiquer en Indonésie

Sortie de Jakarta où les gens parlent à peu près tous l’anglais, les choses se compliquent sérieusement.Que ce soit pour manger, se déplacer, ou même acheter un billet de train. Alors que j’écris ces mots, une anecdote me revient en mémoire. Elle illustre bien la manière dont j’ai communiqué avec les Indonésiens tout au long de mon séjour !

Alors que je voulais rejoindre Cianjur en train depuis Bogor, j’ai dû me rendre à la gare pour acheter mon billet. Pour parer au fait que je ne pipe pas un mot d’indonésien et les guichetières pas un mot d’anglais (je suis méchante, elles parlent mieux anglais que moi indonésien) je suis arrivée à la gare armée du précis de vocabulaire de Lonely Planet, d’un carnet, sur lequel j’avais noté quelques mots/phrases utiles, et d’un stylo.

Mais au moment d’expliquer à la guichetière ce que je voulais, je me suis trouvée bête. Les mots ne sortaient pas de ma bouche. J’avais beau m’être entraînée avant d’aller à la gare, devant elle, je ne savais pas comment prononcer les mots correctement. J’étais comme paralysée. Je suis juste parvenue à articuler « Ticket Cianjur » et à lui montrer mon carnet. Le côté positif c’est que la guichetière à compris ce que je voulais. Le point négatif : elle  m’a répondu en indonésien… On s’est regardé un peu bête toutes les deux. Moi, ne comprenant rien, la guichetière ne sachant pas comment se faire comprendre. J’ai fini par lui tendre le carnet et le stylo. Elle a écrit que je devais me rendre à l’autre gare de Bogor, Statium Peladang.

Arrivée à la gare Peladang, il a fallu tout recommencer. Les choses ont été facilitées par le formulaire de réservation. Et oui pour réserver un billet de train, il faut remplir un formulaire avant de faire la queue au guichet. D’une certaine manière c’est plus pratique et plus rapide pour les guichetiers. Mais aussi pour moi car, ledit formulaire est… bilingue indonésien/anglais. Hourra !

Alors que j’attendais dans la queue, un policier m’a demandé si je voyageais pour le travail. J’ai répondu non d’un signe de tête, avant d’ajouter « Holiday ». Il a jeté un œil à mon formulaire avant de hocher la tête. J’avais donc tout rempli correctement. Ouf !

Lorsque mon tour est venu, le policier et son collègue se sont postés à côté de moi. Ils semblaient se moquer de la pauvre guichetière qui se débattait avec son anglais alors que moi je me débattais avec mon carnet. Tant bien que mal, et avec l’aide des policiers, elle a réussi à m’expliquer qu’elle me vendait un ticket pour Sukabumi et que de Sukabumi, il faudrait que je rachète un ticket pour Cianjur… Elle m’a ensuite demandé mon passeport. Et là… panique ! J’avais laissé mon passeport à mon hôtel ! Mais les policiers (morts de rire) et la guichetière (adorable) se sont montré compréhensifs et ont accepté mon permis de conduire.

Vivre à l’indonésienne

Partout en Indonésie, du moins sur Java, il y a la possibilité de loger chez l’habitant. Cianjur, une petite ville entre Jakarta et Bandung, est très réputée pour ce type de séjours. J’ai donc voulu tenter l’expérience. Une fois n’est pas coutume, je ne suis pas passée par les adresses recommandées par mon guide. Je me suis fiée à Trip Advisor, où j’ai trouvé Bule homestay. Bule, en indonésien signifie Occidental(e), Occidentaux. C’est notre surnom, à nous, les touristes qui venons de l’Ouest.

J’ai eu beaucoup de doutes au départ sur mon choix. Il faut dire que ce n’est pas mon genre d’aller vivre chez un parfait inconnu avec qui je n’ai échangé que quelques mails. Par ailleurs, Bule homestay n’avait que deux avis sur Trip Advisor mais un site Internet très attractif. Cependant, les trois jours que j’ai passés en compagnie de Kus et de ses amis m’ont vite détrompés.

Kus, à la tête du Bule Homestay, a tout fait pour me mettre à l’aise. Comme il monte tout juste son entreprise, il s’est installé chez sa mère. Il m’a cédé sa chambre. Une pièce simple avec un grand lit, une moustiquaire et un ventilateur. Que demande le peuple ? La salle de bain, commune à tous, était typiquement indonésienne, sans lavabo, sans cabine de douche. Pour être plus claire : vous avez les toilettes dans le coin droit et dans le coin gauche le pommeau de douche. Une petite pente draine l’eau parterre pour qu’elle s’évacue via une grille incrustée dans le sol.

Kus avait eu la gentille attention de mettre du papier toilette dans la salle de bain. Mais il y avait aussi la douchette dont les Indonésiens se servent pour se laver le popotin. Grand luxe, les toilettes étaient à l’occidentale et équipés d’une chasse d’eau. Car au cours de mon périple javanais, il m’est arrivé d’avoir une chasse d’eau « manuelle » (un seau et un robinet).

J’ai visité les environs de Cianjur à l’indonésienne, sur une mobylette. Rien de mieux pour éviter les embouteillages. Si au départ je n’étais pas très à l’aise, j’ai fini par m’habituer. Et il faut reconnaitre que c’est vraiment très très pratique.

Tous les repas étaient 100 % locaux, soit cuisinés par la mère de Kus soit achetés dans la rue. Délicieux ! Et même si, à chaque fois on me fournissait la fourchette et la cuillère (point de couteau en Indonésie…) j’ai fait comme eux, j’ai mangé avec mes doigts.

Très prévenant, Kus m’a fourni une liste des mots et expressions indonésiennes dont je pourrais avoir besoin lors de mon séjour. La rumeur prétend que si on baragouine deux trois mots d’indonésiens, c’est plus facile de marchander !

Cependant, s’il y a une chose que j’ai regretté c’est de ne pas avoir pu prendre mes repas avec Kus et sa famille. Ce qui est un peu dommage. Et en même temps, je ne parle pas indonésien et eux ne parlent pas (ou très peu) anglais. Néanmoins, pendant les excursions et après le diner, j’ai discuté avec Kus et ses amis.

J’ai notamment parlé avec un professeur d’anglais. Il était un brin conservateur. Il avait du mal avec nos mœurs occidentales surtout avec le concubinage et la société de consommation. Il ne comprenait pas pourquoi la religion n’est pas (plus) aussi importante dans nos sociétés. Discussion compliquée mais intéressante.

Je serais bien incapable de dire si les autres amis de Kus partageaient ce point de vue, car  ils étaient plus timides, ils n’osaient pas trop parler. En réalité, j’étais un peu le professeur d’anglais. Je devais faire la conversation pour les aider à pratiquer et améliorer leur anglais. L’objectif de Kus étant de développer progressivement son entreprise en s’appuyant sur l’aide de ses amis. Car il a des rêves plein la tête Kus. Il se voit déjà à la tête d’un complexe hôtelier de luxe. C’est tout le mal que je lui souhaite…

 

 

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