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Histoires d'un tour du monde

Mon voyage en solo

24 heures à Nha Trang

Si je devais désigner ma ville préférée au Vietnam, ce serait Nha Trang. Nha Trang une ville portuaire qui se situe dans le nord du sud du pays (vous me suivez ?).

Avouons qu’arriver à 5 heures du matin, en bus, et assister au lever du soleil sur la baie, a certainement aidé la magie à opérer. La ville a de multiples autres atouts, à commencer par une magnifique plage de sable blanc, propre, longue de 4 kilomètres avec vue sur les îles voisines.

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Une petite anse, au nord de la ville, abrite un petit port de pécheur avec une multitude de bateaux vietnamiens traditionnels. Ce port se trouve à une encablure de Po Nagar, un site religieux de l’ethnie Cham. Les Cham, dont j’ai également beaucoup entendu parlé au Cambodge, sont un peuple venu d’Indonésie. Ils ont colonisé la côte vietnamienne de Hué à Vung Tau jusqu’au sud d’Ho Chi Minh ville, durant le premier siècle avant notre ère, constituant le royaume de Champa.

Entre le 2ème siècle et le 15ème siècle, les Chams ont combattu les Viets, les Chinois et les Khmers. Ce peuple reste encore peu étudié, mais le sud du Vietnam compte de nombreux sites d’envergure dont les tours de Po Nagar. Signifiant « la Dame de la cité »,  ce lieu de culte hindou a été bâtit sur les hauteurs de Nha Trang entre le 7ème et le 12ème siècle.

Nha Trang est aussi célèbre car elle a été choisie comme lieu de résidence par le plus populaire des Français au Vietnam, le Dr Alexandre Yersin. Collaborateur de Louis Pasteur, il est connu pour avoir découvert le bacille responsable de la peste bulbonique. Considéré par les Vietnamiens comme un bienfaiteur et un humaniste, le Dr Yersin a introduit l’arbre à caoutchouc et à Quinquina dans le pays. Il a également fondé à Nha Trand la première antenne de l’institut Pasteur.

 

 

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Les sleeping bus

J’ai beaucoup voyagé en bus durant mon tour du monde, y compris la nuit. Et pourtant, je n’ai jamais eu l’occasion de voir des sleeping bus ailleurs qu’au Vietnam. Même s’il est très probable que ce mode de transport existe ailleurs en Asie.

Le sleeping bus est un concept intéressant où tous les sièges sont en réalité des méridiennes croisées avec des lits superposés répartis sur trois rangées. La première fois que j’ai voyagé dans un tel car, je me suis sentie comme Harry Potter dans le Magicobus (désolée de cette comparaison pour les néophytes harrypotterien). Je me suis beaucoup amusée… les quinze premières minutes. Parce qu’ensuite les choses se sont corsées.

Tout d’abord, j’avais gardé avec moi mon sac à dos Eastpak… Grosse erreur. D’une part parce que les couchettes sont très étroites et que l’on place ses pieds dans une espèces de coffre. Ensuite parce que j’occupais dans le siège supérieur. Impossible de caser mon sac où que ce soit. Ceci dit, lors de ma seconde expérience, j’occupais la couchette du bas et je n’ai pas su quoi faire de mon sac non plus.

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Au moins dans un bus traditionnel, on peut caler son sac sous ses jambes !

Je ne suis pas grande, plus ou moins un 1m65. Mais en Asie, je dépasse d’une tête la plupart des gens. Et donc mes pieds touchaient le bout de la couchette. Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de dormir sans pouvoir relâcher vos pieds complètement mais ce n’est pas agréable du tout. En outre, le siège n’étant pas complètement incliné, la seule option possible est de dormir sur le dos ou éventuellement sur le côté. Mais cette dernière possibilité n’était pas envisageable pour moi, car mon sac-à-dos posé sur le côté m’empêchait de replier mes genoux correctement.

Dormir sur le dos, ne me gêne pas, à condition que je sois vraiment assise ou complètement allongée. Pas dans cette position intermédiaire qui faisait que je glissais jusqu’à que mes pieds rencontrent une résistance, c’est-à-dire le bout du coffre… C’est un cercle vicieux d’autant plus que les secousses du bus n’aide pas à rester en place.

Pour ne rien arranger, en bon Vietnamien, le chauffeur était un maniac du Klaxon ! Lors de mon premier voyage, je n’ai pas été trop dérangée par le bruit, je me trouvais au milieu du bus. En revanche, j’étais au premier rang la fois suivante. Mes oreilles s’en souviennent encore. En outre, le chauffeur se repose régulièrement au cours du voyage. Heureusement pour notre sécurité. Mais il allume toutes les lumières du bus à chaque escale. Pas évident de dormir d’une traite dans ces conditions.

Je dois reconnaître que j’ai eu la chance d’être placée côté fenêtre à chaque fois. J’ai pu caler ma tête et mon sac à dos contre la vitre. Je n’ose même pas imagine l’horreur si cela n’avait pas été le cas.

Une conclusion s’impose donc au regard de cette expérience que je qualifierais d’intéressante : je dors mieux dans les bus normaux que dans les sleeping bus !

 

Un petit tour à la plage

Seuls sept petits kilomètres séparent le centre de Hoi An de la mer. En théorie, la ville possède deux plages : Cua Dai à l’est et An Bang au nord. En pratique, on peut passer de l’une à l’autre en longeant le littoral. Personnellement j’ai préféré la plage de An Bang, plus accessible, même si les restaurants et les hôtels Resort ont monopolisé une grande partie du sable à grand renfort de transats.

Ce qui m’a géné à Cua Dai, ce sont les sacs de sables empilés pour contenir la marée montante. Mais je peux comprendre l’intérêt d’une telle barrière car la côte est très abrupte. Le sable sec forme une sorte de plateforme qui surplombe la mer et une petite bande de sable mouillé. C’est assez impressionnant !

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Hoi An à vélo

Comme je l’avais déjà fait par deux fois au Cambodge, j’ai sollicité un tour opérator local pour partir à la découverte des environs de Hoi An. Bien m’en a pris. J’ai passé une journée fantastique, avec deux couples francophones : un belge et un français. Sans oublier notre adorable guide Huyen. Nous avons parcouru 23 kilomètres en une journée. Au programme : un petit tour en bateau, la découverte de la campagne Hoi Anaise, du mode de vie des habitants, et bien sûr de l’artisanat local !

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Hoi An, la ville aux mille lanternes

Située au centre du Vietnam, Hoi An était autrefois l’un des principaux ports du pays avant d’être délaissée au profit de Da Nang. Aujourd’hui, la ville est l’une des destinations incontournables du pays et l’étape préférée de la plupart des voyageurs qui s’y arrêtent.

Il faut souligner que, durant les années fastes, Hoi An était une escale obligée sur la route de la soie. Son architecture a donc bénéficié des influences de marchands venus d’Europe, d’Inde, mais surtout de Chinois et de Japonais. Ces derniers, souvent bloqués pour plusieurs jours à Hoi An, y ont fait construire nombres de maisons et entrepôts.

En outre, la ville a miraculeusement échappé aux bombardements américains et les maisons du vieux centre ont bénéficié d’importants travaux de restauration. Aujourd’hui, avec plus de 800 édifices de caractères, le centre de Hoi An est classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Mais je dois reconnaître que c’est le soir que la vieille ville sort ses plus beaux atours. Parées de centaines, voire de milliers de lanternes chinoises, les rues de Hoi An brillent de mille feux lorsque tombe la nuit. De quoi faire succomber les âmes les plus rétives aux charmes de la ville.

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Da Nang et les Chams

Pour rejoindre Hoi An depuis Hanoï en train, il faut descendre à la gare de Da Nang. Da Nang est la troisième ville du Vietnam. Elle est bordée d’un côté par la rivière Song han et de l’autre par la mer. Enfin, Da Nang se trouve à trois quarts d’heure de bus de Hoi An.

En pleine expansion, la ville ressemble à n’importe quelle ville de l’Asie en voie de développement. Malgré le boom immobilier, elle reste bien plus calme qu’Hanoï ou Ho Chi Minh City. Les attraits touristiques de Da Nang s’avèrent en revanche un peu limité. Je n’y ai donc passé que 24 heures, le temps de visiter le musée Chams, de me promener le long de la rivière et d’aller voir la mer de l’Est, plus connue en France sous le nom de mer de Chine. Mais que voulez-vous, la politique à ses raisons que la géographie ignore…

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Les tombeaux impériaux à velo

En fait de tombeaux, ce sont davantage des palais d’été qui permettaient aux empereurs d’échapper à la capitale quand ils en ressentaient le besoin. Dans un second temps, ils y étaient enterrés le moment venu. Chaque propriété possède un mausolée impérial construit pour subvenir aux besoins de l’empereur dans sa vie de l’au-delà. Chacun d’entre eux a supervisé la construction de son tombeau, laissant ainsi l’empreinte de son passage et surtout de sa… mégalomanie.

Pour partir à la découverte des sites impériaux disséminés dans la campagne de Hué, rien de mieux que le vélo. Si, avouons-le, le chemin n’est pas toujours facile (beaucoup de circulation et quelques côtes à monter), les paysages que l’on découvre récompensent largement les efforts fournis !

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Hué, cité impériale

Capitale du Vietnam pendant la colonisation française, Hué accueillit le règne de treize empereurs entre 1802 et 1945. Du fait de sa proximité avec le 17ème parallèle, la ville a beaucoup souffert de la guerre avec les Américains.

En 1945, Hué comptait plus de 300 édifices historiques. A peine 80 ont survécu aux bombardements. Et malgré d’importants travaux de rénovation, nombre d’entre eux sont encore en ruines. A l’image de la cité de Pourpre interdite complètement détruite lors de l’offensive du Têt en 1968. Malgré cela, la citadelle de Hué demeure le dernier (et plus bel) exemple de ville impériale au Vietnam.

Construite entre 1804 et 1833, elle compte aujourd’hui environ 60000 habitants et son cœur, la cité royale a été classée au patrimoine mondiale de l’Unesco. L’organisation internationale a par ailleurs participé à la restauration des bâtiments endommagé pendant la guerre. Restauration qui permet aux touristes de visiter la citadelle et ainsi d’entreprendre un passionnant voyage dans le temps, à la découverte du mode de vie des derniers empereurs vietnamiens.

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La robe sur mesure

Hoi An, dans le centre du Vietnam, est célèbre pour ses tailleurs. Dans le centre historique, vous ne pouvez pas les rater. Une devanture sur deux (ou presque) est dédiée aux vêtements sur-mesure.

Peut-être parce que je suis une fille, peut-être parce que je n’ai pas eu l’occasion de faire du shopping pendant longtemps, peut-être parce que c’est un passage obligé, peut-être parce que commander une robe sur mesure est une chose que je ne pourrais probablement jamais plus me permettre, peut-être parce que les prix défient toute concurrence… je me suis laissée tenter.

J’ai donc poussé la porte de la boutique de la couturière Vân, recommandée par le Routard. Je ne savais pas trop ce que je voulais, mais j’avais repéré quelques robes dans les vitrines alentours.

Je suis entrée timidement, regardant les différents modèles exposés. Mon indécision et mon incapacité a décrire correctement ce que j’avais en tête ont incité l’employée à me montrer différents patrons sur internet. Mon choix s’est arrêté sur une robe sans manche, fluide, simple. Après tout, si on ne peut pas essayer, autant jouer la sécurité et rester simple !

L’étape suivante a été le choix du tissu. Quel casse-tête. Ils étaient tous magnifiques. Et en même temps j’avais du mal à me projeter, à imaginer la robe une fois terminée. J’ai finalement opté pour le noir ainsi qu’un bleu tirant sur le violet. Oui, vous avez bien compris. J’ai craqué. J’ai commandé deux robes (même modèle mais couleur différente)… pour le prix d’une en France !

Après avoir vainement tenté de discuter sur le prix (mais j’ai quand même obtenu une petite ristourne), l’assistante de Vân a pris mes mesures, pendant que la couturière prenait des notes. Tout y est passé : de la largeur de mon cou à la distance qui sépare mes hanches de mes genoux ! Je me suis beaucoup amusée. J’avais l’impression d’être au 19ème siècle, d’appartenir à la haute société.

24 heures plus tard, je retournais essayer mes robes. Le premier jet ne m’a pas convaincue. Vân non plus. Elle m’a regardée, a réfléchi quelques secondes puis m’a proposé d’enlever le plissé de la jupe et de cintrer davantage le haut de la robe. Elle semblait tellement convaincue que j’ai acquiescé. Je n’ai pas regretté. Le lendemain, lors de l’essayage final, j’enfilais la robe que j’avais imaginé 48 heures plus tôt ! Et elle m’allait comme un gant !

Revers de la médaille : je n’ai pas intérêt à prendre ou perdre un gramme. Sinon, la robe ne m’ira plus. Eh oui, le sur mesure possède un inconvénient notable ! Si les mesures changent, le vêtement est à reprendre complètement !

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